Dictature OUATTARA EN COTE DIVOIRE : Alerte sérieuse ! Danger ! Exilés Ghana ! Alerte ! Exilés Ghana

 

Le frère…………..dont nous tairons, volontiers, le nom, pour des raisons évidentes de sécurité, tout en nous autorisant, toutefois, à indiquer tout simplement qu'il faisait précédemment partie de l'équipe de sécurité rapprochée du Président Laurent GBAGBO, vient de nous saisir des graves menaces sur sa vie, et pourquoi pas, sur celle de l'ensemble de la communauté des réfugiés.

Voici sa fraîche relation des faits :

Alors qu'il se trouve hors de son domicile, il vient d'être informé par une sœur ivoirienne, mariée à un Ghanéen, de la présence, chez lui, de quatre (04) individus, aux aspects très suspects, porteurs, chacun, d'un sac au dos.

Ces individus se sont informés auprès de la sœur à propos du frère dont ils ont déjà le nom.

En leur répondant systématiquement par la négative, eu égard surtout à leurs aspects extérieurs, cette sœur a cru devoir ajouter qu'il l'a effectivement connu, mais qu'il est rentré au pays depuis que le gouvernement ivoirien a appelé au retour.

Mais, les visiteurs ont fait savoir à leur interlocutrice que celui dont s'agit n'est pas encore arrivé en Côte d'Ivoire.

Ils ont plutôt insisté auprès de cette sœur pour avoir l'assurance qu'ils étaient à la bonne adresse. À cet effet, ils lui ont révélé que c'est elle qui lui a trouvé la maison qu'il habite actuellement, et que si elle coopère, ils sont prêts à l'intéresser.

Ayant maintenu sa position, les 4 quidams ont rodés autour de la maison du frère pendant de longues minutes, avant de faire semblant de se retirer.

Mais, ils s'embusqueront dans les bananiers, non loin de l'endroit qui leur a été indiqué comme étant le domicile du frère.

Estimant la situation extrêmement grave, et les ayant suivis dans leurs mouvements, la sœur a pris son courage à deux mains pour approcher ces quatres individus, là où ils se sont retirés (dans les bananiers).

Elle a tenu à s'enquérir des raisons d'une telle visite à un "frère déjà rentré au pays" ?

En réponse, ils lui ont dit qu'il n'y a rien de grave. Mais, comme il fut un proche de Gbagbo comme eux, ils tiennent à le voir tout simplement.

Finalement, l'un d'entre eux dira en malinké : "N'Sekelah han ! Ambeta kôfeh" ! Traduisez : "En tout cas, je suis fatigué. Retirons-nous pour mieux aviser..."

Avant de quitter les lieux, ces individus ont instamment prié la soeur de les aviser dès qu'elle aura de nouveaux éléments concernant le frère, avec une ferme promesse du type : "Tu ne vas pas regretter".

L'un d'entre eux, s'exprimant en anglais, en est même arrivé à laisser un numéro de contact à la soeur. C'est le : 02. 68. 10. 45. 05 afin qu'ils soient avisés, par elle, dès qu'elle aura des informations précises sur les mouvements du frère.

À la fin, les indélicats visiteurs ont emprunté un taxi en course, en indiquant comme destination : DZORWULU, lire DJOHOULOU.

Alors, chers frères et soeurs, voilà les faits, en cours, ici à Accra.

Chacun en fera sa propre lecture. Mais, une chose reste plausible : Les mêmes tueurs sont encore dans nos murs.

Et, les choses ayant changé (vous suivez mon regard), chacun, au regard de cette scène cocasse, devra prendre les dispositions, toutes les dispositions, pour préserver sa vie.

Tel est, au demeurant, le sens de l'abandon, au forceps, des terres de nos ancêtres, depuis le 11 avril 2011.

Et nous aurions fait, quant à nous, notre part.

Mais, entre-nous, quelle est la nature de cette colère noire qui ne s'apaise jamais, en depit du nombre croissant de ses victimes ?

Hauts les cœurs ! Nous sommes toujours en guerre !

Tchedjougou OUATTARA

 Publie le 22 juin 2017