BRUNO SIMAHOU REAGIT A LINTERVIEW DE DAMANA A. PICKASS

 

REACTION DU PANAFRICANISTE BRUNO SIMAHOU A LINTERVIEW DE DAMANA A PICKASS  DANS LE QUOTIDIEN IVOIRIEN LE NOUVEAU COURRIER

Simahou Bruno  est leader du parti panafricain beninois Actions Africaines pour Batir le Benin (2A2B). Il est egalement auteur du tout nouveau livre intutile < Allassane Ouattara et le 61 ieme ethnie en CI >

 

 

Je viens de lire à nouveau l’interview accordé à Mr Damana Adia Pickass  paru dans le quotidien ivoirien le Nouveau Courrier du mardi 27 JUIN 2017 …….

 Je viens de le tourner et de le retourner dans tous les sens pour en saisir toute la portée politique. J’avoue que c’est un véritable régal pour l’esprit critique et une pépite d’or pour l’analyse politique. L’homme est  connu pour sa grande discrétion et son calme olympien l’aurait propulsé dans les ordres où le silence est une règle d’or. Mais il a choisi de faire la politique. Dans ce monde bouillonnant où les mots ne manquent pas de crépiter et de s’embraser, sa parole rare devient une pierre précieuse à scruter pour échapper au désordre ambiant qui a pris naissance dans la lie chaude de la crise postélectorale.

Ni Ouattara et encore moins Soro Guillaume ne peuvent réconcilier les ivoiriens puisque selon lui, seuls les propriétaires des pumas qui ont bombardé la résidence présidentielle sont les véritables interlocuteurs pour une véritable réconciliation en Côte d’Ivoire. Le vrai faux débat qui consistait à dire qu’Ouattara ne voulait pas de la réconciliation vient d’être ainsi liquidé. Le chef de l’État aurait peut-être réussi à créer l’environnement nécessaire à la réconciliation en faisant ce qui était de son ressort. Libérer les prisonniers politiques, dégeler les comptes, faciliter le retour des exilés auraient été selon Damana Adia Picas un pas vers la création sans être fondamentalement la réconciliation.

En effet, il s’agit selon Damana Picas d’identifier les vraies victimes et des vrais interlocuteurs pour aboutir à une vraie réconciliation. Voilà qui relance le débat et j’ajouterai dans le bon sens !

La victime principale s’appelle Laurent Gbagbo, le propriétaire des hélicoptères bombardiers s’appelle au moment des faits, Nicolas Sarkozy. Le constater et l’affirmer relève à mon sens de la pure lucidité pour qui ne veut pas avancer derrière les masques. La Côte d’Ivoire assez souffert et le mal est si profond qu’il faut savoir poser les vrais diagnostiques et mettre le holà aux débats de commerçants qui agites les bas étages. Les épouvantes brandies par la France pour effrayer les bambins et qui ont pour noms ouattara, Soro, Zakaria, Fofié, Chérif, Fozié, watao et tous leurs copains doivent comprendre que le bal masqué de la communauté internationale tire à sa fin !   Le Front Populaire Ivoirien dixit Damana Picas sera au rendez de 2020. Le FPI a toujours été au grand rendez de l’histoire, ce sont encore les affirmations de l’interviewé qui il faut le souligner est un vice-président nommé par Laurent GBAGBO lui-même. Excusez du peu, mais La précision me semble de taille. « Les gens élaborent des scénariis et des schémas sans tenir comptent de nous et cela me fait toujours sourire. Au demeurant c’est une posture que notre parti affectionne. Le fpi est un parti de défis, un parti de responsables et de responsabilités. Je veux seulement rassurer les militants, les sympathisans, et l’ensemble des démocrates que le FPI comme en  en 2000, sera présent à l’invitation que  la cote d’ivoire lui adresse en 2020 ».

Cette information n’est pas forcément une bonne nouvelle pour ceux qui avaient vite fait d’enterrer ce parti et son leader. Elle dérange les adversaires qui auraient bien aimé ne pas avoir le FPI sur la ligne de départ pour les compétitions présidentielles de 2020.  Mais où le bât blesse ; c’est qu’elle dérange aussi des camarades. Nombreux sont-ils qui avaient appelé sur les places publiques à tourner la page Laurent GBAGBO. Ce n’est pas l’avis de Damana Adia Picas qui renchérit : « Nous attendons tous notre leader charismatique. C’est le président Gbagbo qui définira les grandes orientations de la lutte et les perspectives ». 

 A ceux qui s’emballent dans l’air du temps et qui veulent se tailler un costume de Macron, il rappelle que le président Français n’a pas été élu parce qu’il est jeune. Macron a un parcours scolaire exemplaire qui lui a permis au nom de ses mérites de gravir les échelons de l’administration française. Aussi, faut- il rappeler au président de l’Assemblée Nationale qui voit l’auréole du président Macron planer sur sa tête que c’est à la méritocratie et non à la barbarie que le président français tient sa légitimité. A la génération FESCI dont il fut incontestablement une figure de proue, il envoie un message fort et puissant. Ceux qui aspirent présider à la destinée des ivoiriens doivent arpenter les monts et parcourir les vallées de la Côte d’Ivoire pour vendre leurs projets de société. Surtout, ils devront expliquer pourquoi les populations ivoiriennes devraient leur faire confiance pour leur confier les clés de la maison.

Comme la soupe en ébullition qui se calme quand un nouveau condiment vient s’ajouter pour en corser la saveur, le tumulte s’est apaisé avec cette interview. Pour un instant. Le temps de donner un peu de lucidité à tous ceux qui se sont laissé perturber par les faiseurs de bruits. Et puis, le tintamarre reprendra avec encore beaucoup plus d’intensité. Et pour cause, le vide laissé par le président Laurent GBAGBO doit être comblé, la nature ayant horreur du vide. A chacun ses fantasmes et ses rêveries légitimés par le silence de ceux qui ont voix au chapitre et qui reviendront de partout pour refermer cette triste parenthèse de l’histoire.

Bruno AHOUANMAGNAGAHOU

 

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