CEUX CI SONT OPPOSES A LEUR MASCARADE

NON AU PLAN MARSHALL DES BLANCS

LA MINISTRE OHOUOCHI EN ALLEMAGNE

ELLE SE BAT POUR EXPLIQUER LA CAUSE AFRICAINE

STOP AU PILLAGE DE LAFRIQUE

MEFIONS NOUS DES OCCIDENTAUX AUTEURS DE LESCLAVAGE CONTINUEL

LAFRIQUE A BESOIN DE SOUVERAINETE ET DUNITE

LE DEVELOPPEMENT NE VIENDRA JAMAIS DE NOS PILLEURS DEGUISES

G20: Quelle liberté et quelle souveraineté des États africains face au projet de «Plan Marshall de l’Afrique»?

6. Juil., 2017

NON AU PIEGE DU PLAN MARSHALL DE LA RECOLONISATION

ACTUALITÉ
DOSSIERS
DIASPORA
VIDEO
DÉCOUVERTES
À SAVOIR
CONTACT
LIENS

G20: Quelle liberté et quelle souveraineté des États africains face au projet de «Plan Marshall de l’Afrique»?
À LA UNE
DIASPORA
ECONOMIE
POLITIQUE
— 06 juillet 2017


Cette année, les dirigeants du G20 se réunissent à Hambourg (Allemagne) les 7 et 8 juillet 2017 sous la présidence allemande, autour du thème: « Formons un monde interconnecté ».

Le G20 réunit 19 pays et l’UE. Ses membres représentent plus de 80% du produit intérieur brut (PIB) de la planète et près de deux tiers de la population mondiale.

Le sommet du G20 a été établi en 2008 sur fond de crise financière mondiale en vue de renforcer la coopération économique internationale. Depuis lors, les membres se réunissent chaque année pour examiner un large éventail de questions liées à la coopération économique et financière. Cette année, les dirigeants débattront des principaux sujets que sont l’économie, la finance, le climat, le commerce, l’emploi et la politique de développement. La migration et les flux de réfugiés, ainsi que la lutte contre le terrorisme, figurent parmi les autres questions essentielles d’importance mondiale qui figureront à l’ordre du jour du sommet.
Conf. HH 0717En marge de la rencontre, les opposants au sommet initient une série d’actions, allant de conférences, d’interviews, de discussions académiques en manifestations de protestation de masses.

C’est dans le contexte de ce vaste mouvement d’opposition à la tenue du G20 que la Gauche allemande, Die Linke, et l’Ong Akonda Eine-Welt-Café de Claude N’da Gbocho ont organisé deux grandes conférences, les vendredi 30 juin et samedi 01 juillet derniers. La première s’est tenue à l’Université de Hambourg avec l’association des étudiants dirigée par Mademoiselle Franziska Hildebrand et Artur Brueckmann. Deux panels ont été animés par Mme Clotilde Ohouochi, Ancien ministre de Côte d’Ivoire et Jean Ziegler, Vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. A leurs côtés, on notait la présence de Martin Dolzer, député responsable de Die Linke, Claude N’da Gbocho Président de Akonda Eine-Welt-Café et Izotou Abi Alfa, Directeur de publication du journal «Le rendez-vous» du Togo. La deuxième conférence a eu lieu dans la Kaiser Saal du Parlement de Hambourg. Le thème général abordé au cours de ces rencontres a porté sur la liberté et la souveraineté des États africains face au «Plan Marshall pour le développement de l’Afrique» proposé par Mme Angela Merkel, et les sources du changement de paradigme dans les relations entre le continent et les états occidentaux. Nous vous livrons ici le résumé de la contribution de Mme Clotilde Ohouochi à ces deux importantes rencontres.

Madame Clotilde Ohouochi a, dans son intervention, rappelé le rôle historique joué par l’Allemagne dans l’expansion coloniale en Afrique. En effet, c’est la Conférence de Berlin (novembre 1884-février 1885), convoquée par le Chancelier allemand Otto Von Bismarck, qui a définitivement scellé le partage systématique de l’Afrique entre les Nations européennes. La Ministre a fait remarquer que l’Allemagne intervient à nouveau dans le destin de l’Afrique en proposant, 3 siècles plus tard, par la voix de la Chancelière Angela Merkel, un plan Marshall pour le développement du continent.

Puis Mme Ohouochi s’est interrogée sur la nécessité et l’opportunité d’un Plan Marshall pour l’Afrique qui consiste notamment pour les pays européens à verser une aide afin de «stabiliser» les pays africains, sources d’émigration vers l’Europe. Elle a démontré que l’accroissement rapide de la population africaine estimée à 1,216 milliards d’habitants en 2016, fait peur aux Occidentaux. Elle note que cet énième «Plan Marshall» proposé par l’Allemagne est conçu dans la veine de l’aide au développement et s’inscrit dans le contexte de la volonté des Occidentaux à faire «tarir les flux migratoires à la source» par des programmes divers destinés à l’Afrique. Quel est l’intérêt des pays donateurs – altruisme ou géostratégie?

La Ministre a fait remarquer qu’après plus d’un demi-siècle et plus de 3000 milliards déversés, l’aide n’a manifestement pas bien fonctionné. Elle n’est en réalité qu’un palliatif qui n’est pas destiné à générer les opportunités pour un développement économique pérenne. De plus, l’aide ne finit pas là où elle censée être, car donnée d’une main elle est récupérée de l’autre par les donateurs. Vue sous cet angle, ce nouveau Plan Marshall, selon Mme Ohouochi, du fait de la non réponse aux vrais besoins locaux, n’aura pas d’impact véritablement positif sur les opportunités des Africains, ni sur l’inversion des flux migratoires.
Puis, elle s’est interrogée: l’Afrique a-t-elle vraiment besoin d’une intervention extérieure, qu’on l’appelle aide ou Plan Marshall pour assurer son développement économique?

En réponse, elle a rappelé que l’Afrique en général est un continent très riche. Certains pays dont la République Démocratique du Congo, la Guinée, sont comptés parmi les plus gâtés par la nature en terme des ressources naturelles. On parle d’accident géologique. En effet, le pétrole, le gaz, le diamant, l’or, le cobalt, le cuivre, l’uranium, le coltan, les forêts immenses, les eaux etc. sont les quelques exemples des richesses dont la nature a doté le continent.
Mais, alors, pourquoi, avec ses énormes potentialités naturelles, l’Afrique n’arrive-t-elle pas à décoller?

Selon Mme Ohouochi, la raison de ce paradoxe est double:

Un premier facteur explicatif, interne, endogène, propre à l’Afrique. Il s’agit de la mauvaise gouvernance, la mauvaise gestion doublée de corruption: l’Afrique est malade de ses dirigeants (à quelques exceptions près) qui, au fond ne sont pas des hommes d’Etats mais des hommes d’affaires aux postes politiques, sans idéal, sans ambitions collectives à part les gains personnels et rapides dont l’instinct le plus dominant est la recherche des profits matériels par tous les moyens. C’est le cas de M. Ouattara, en Côte d’Ivoire, installé avec l’aide militaire de la Communauté internationale.

– Un deuxième facteur, exogène, est le fait de ce qu’on appelle, en Afrique, la Communauté internationale. Cette communauté internationale exploite les ressources naturelles pour ses intérêts économiques, géostratégiques, s’immisçant lourdement dans la gestion domestique des États africains en créant des instruments pour perpétuer la domination des anciennes puissances coloniales sur l’Afrique.

Il est donc clair que, ni la qualité des études les plus brillantes sur le développement, ni les programmes les plus développeurs administrés à fortes doses par l’extérieur, ne peuvent décréter le progrès en Afrique. Tant que les secteurs principaux de l’économie seront accaparés par des intérêts prédateurs exogènes, la question du développement, en Afrique, sera une dangereuse illusion.

Pour Mme Ohouochi, le facteur déclenchant du développement reste, incontestablement, la liberté et l’indépendance véritable. Une Afrique qui a l’initiative de la décision, en ce qui concerne la conduite de son destin, libérera, à coup sûr, son génie propre.

La Ministre a conclu son intervention en insistant sur le nouveau paradigme qui doit porter les relations entre l’Afrique et ses partenaires européens. Ce nouveau paradigme doit se construire sur le respect de la souveraineté des États africains. Elle a également insisté sur la nécessaire solidarité des africains pour bâtir l’unité, gage de succès et d’un développement durable. Elle a appelé au sens de la responsabilité collective des peuples, la prise de conscience collective, le dialogue et la solidarité.Ohouochi C. die Linke

Mme Ohouochi poursuit son séjour de travail à Hambourg. Hier, elle a accordé une importante interview au Journal «junge Welt» de la Gauche allemande. Demain dès 8 heures, elle fera une interview sur l’assurance maladie obligatoire en Afrique avec la télévision allemande FCMC.TV, vendredi et samedi sont prévues d’autres interviewes, des rencontres politiques. En marge de ce programme officielle, la Ministre aura dimanche de 15h à 18h, une séance de travail avec la Représentation et les militants FPI d’Allemagne.

Demain, la suite de notre reportage…

Envoyé spécialConf. 07 17 1

Claude N’da Gbocho
SOURCE
ivoirois.com