COALITION 3C-RDC: La République Démocratique du Congo n’a pas besoin de Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre dans le contexte actuel de crise profonde et globale .Par ARMAND MAVINGA TSAFUNENGA

COALITION POUR LE CHANGEMENT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Publie 24 juillet 1h12



« Tout processus politique qui ne respecte pas la volonté clairement exprimée du Peuple Congolais est un processus antidémocratique,  injuste et inefficace. Tout processus politique qui ignore la dimension globale et profonde de la grave crise congolaise est un processus inadapté, déséquilibré, injuste et inefficace

 

 

Armand MAVINGA TSAFUNENGA

Président de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), Président National du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC). Porte-parole du Groupe ad hoc pour la Transition en République Démocratique du Congo (GT-RDC)

       La mise en place du Bureau d’un Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre (CNSA) est un événement folklorique et clientéliste qui n’apportera rien du tout à la solution de la plus grave crise congolaise. Dans le contexte actuel de la non organisation des élections en 2017 pour un glissement maffieux, la République Démocratique du Congo n’a pas besoin de cet organe. Le CNSA risque d’être un simple organe du suivi du glissement, du génocide congolais et de la démocratie de l’injustice, de la barbarie, de la corruption, de la tricherie, de la misère sociale et de la déshumanisation du peuple congolais.



       Les signataires de l’Accord politique du 31 décembre 2016 sous l’égide de la Conférence Episcopale Nationale Congolaise (CENCO) avaient prévu la mise en place de cet organe. La mise en place sept mois après de ce bureau après la signature de cet accord, et à cinq mois de l’échéance qui était prévue pour l’organisation des élections en décembre 2017, prouve que nous sommes là en face d’un processus injuste, déséquilibré et inefficace à dessein. Toutefois, la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) salue l’engagement de la CENCO qui  a fait éviter à notre pays le chaos généralisé prévu en décembre 2016. Mais cet engagement a été piégé par le tennis politique injuste, inadapté et inefficace en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990.

 

1.      La démocratie est avant tout et surtout le respect de la volonté clairement exprimée par un peuple



     LaCoalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) exige le respect de la volonté clairement exprimée par le Peuple Congolais de voir Mr Joseph Kabila quitter le pouvoir sans aucune condition. C’est pour cela que la population a été assassinée par le pouvoir en place en janvier 2015 et en septembre - décembre 2016. Nous entendons encore aujourd’hui le cri angoissé du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya qui demandait  aux autorités congolaises de cesser de tuer leur peuple. Un peuple qui oublie ses morts est un peuple d’office mort et exclu de l’histoire des nations libres et démocratiques. Les Congolais sont morts, notamment des jeunes, pour que Mr Joseph Kabila quitte le pouvoir et non pour l’aider à se maintenir au pouvoir. Tout processus politique qui brade la reconnaissance et la dignité de nos morts est un processus injuste, inhumain, voire même criminel.



     Même les membres de la CENCO sont conscients qu’ils ne peuvent pas être en marge de la volonté du Peuple Congolais qui a demandé clairement le départ du pouvoir de Mr Joseph Kabila dès janvier 2015. « Vox populi, vox Dei » - La voix du peuple, c’est la voix de Dieu.



2.      La grave crise congolaise ne peut être réduite à une crise électorale. Tout processus politique qui ignore la dimension globale et profonde de la crise congolaise est un processus injuste, inadapté, déséquilibré et inefficace



     La crise congolaise est la plus grave crise après la seconde guerre mondiale. Il s’agit d’un génocide économique silencieux, comme celui qui se passe maintenant au Kasaï. Tout processus politique qui réduit la crise congolaise à une simple crise électorale est un processus faussé  et inefficace. Actuellement, toutes les conditions sont réunies pour qu’il n’y ait jamais de bonnes élections en République Démocratique du Congo. Exiger aujourd’hui  l’organisation rapide des élections d’ici à la fin du mois de décembre 2017 s’apparente à une exigence de préparation d’une nouvelle guerre civile qui mettra notre pays à genou. Il n’y aura jamais de bonnes élections avec Mr Joseph Kabila à la tête de notre pays. La démocratie n’est pas de l’électionisme qui est une pratique d’organiser de mauvaises élections dans n’importe quelle condition pour mettre un pays toujours à genou. Organiser des élections dans les circonstances actuelles correspond à un processus violent de nomination par Mr Joseph Kabila de son successeur et de ses gardiens du temple de l’insécurité, de la barbarie, de la corruption, du pillage, de la misère sociale et de l’affaiblissement continu de l’Etat congolais.

 

    Les Accords politiques de la Cité de l’OUA et de la Saint-Sylvestre en 2016 ne répondent pas à la dimension globale et profonde de la crise congolaise. Ces deux accords relèvent du tennis politique injuste, inadapté, déséquilibré et inefficace en vigueur depuis le 24 avril 1990 dans notre pays.

 

3.      Toutes les institutions sont hors mandat. Il n’y a donc plus de majorité présidentielle ni d’opposition républicaine ni d’opposition inadaptée à l’identité profonde du « Muntu ».



    Dans la situation actuelle où se trouve notre pays, toutes les institutions sont hors mandat et ce n’est pas l’Accord déséquilibré et brisé de la Saint-Sylvestre qui va donner une légitimité aux institutions hors mandat volontairement. Il n’y a donc plus de majorité présidentielle ni d’opposition. Le Peuple Congolais veut un changement profond  et un renouvellement tous azimuts de sa classe politique. Le destin d’un grand peuple ne peut pas être pris en otage par une majorité illégitime, une opposition complaisante et le Rassemblement des forces acquises au changement.



   Aujourd’hui, l’Accord de la Saint-Sylvestre ressemble à un accord déséquilibré et brisé qui ne conduira pas aux élections en décembre 2017. Le pouvoir illégitime en place ne respecte pas cet accord qui ne correspond pas au schéma préparé par Joseph Kabila et son groupe national et international.

 

4.      A quoi sert le Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre déséquilibré et brisé ?



    La République Démocratique du Congo n’a pas besoin d’un Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre déséquilibré et brisé. Quand un accord n’est pas respecté par un camp, cet accord est brisé. La majorité illégitime n’avait aucun intérêt à respecter cet accord. La naïveté est un grave danger en politique. Avec l’aggravation de la crise congolaise qui empêche l’organisation des élections sur toute l’étendue du territoire, le Conseil National de Suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre risque fort d’être un Conseil National du Suivi :

-          du glissement rusé et forcé du pouvoir ;

-          du génocide congolais ;

-          de la démocratie de l’injustice, de la barbarie, de la tricherie, de la corruption, de la trahison ;

-          de la déshumanisation du peuple congolais ;

-          du tennis politique injuste, déséquilibré et inadapté en vigueur depuis le 24 avril 1990 ;

-          des assassinats ciblés des acteurs clés de la démocratie : des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme, des prêtres – des pasteurs, des experts internationaux chargés d’enquêtes indépendantes sur les massacres en République Démocratique du Congo.

 

5.      Il faut une transition exceptionnelle juste et adaptée à la dimension profonde de la crise congolaise

 

     Mr Joseph Kabila est devenu la pièce maîtresse de la crise congolaise. Seule une transition exceptionnelle bien pensée sans Mr Joseph Kabila permettra la sortie de crise en République Démocratique du Congo. Il s’agit ici d’un processus adapté et incontournable de justice correspondant à la dimension globale et profonde de la grave crise congolaise. La sécurité du Président sortant, de ses collaborateurs et de ses membres de famille sera assurée dans le contexte global de la justice et de la sécurité des personnes et des biens.

 

     Point n’est besoin de rappeler que la République Démocratique du Congo s’achemine tout droit vers l’accomplissement de la transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila préparée depuis 2012 par la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC). Toutes les forces vives congolaises rejoignent sans la moindre hésitation maintenant la vision d’une transition exceptionnelle de 3C-RDC.  Pour rappel, dès 2012, la 3C-RDC avait prévenu le Peuple Congolais et la communauté internationale qu’il n’y aura pas d’élections avec Joseph Kabila en 2016. Diriger, c’est savoir prévoir et anticiper. Les faits lui donnent raison. Ce ne sera plus une transition pour le partage des postes, mais une transition des visionnaires et des missionnaires politiques.

 

                                                           Ainsi fait à Paris, le 23 juillet  2017



                                                                    Le Président de 3C-RDC



                                                          Armand MAVINGA TSAFUNENGA
                         Président National du MPDC et Porte-parole du Groupe ad hoc pour la
                                 Transition en République Démocratique du Congo (GT-RDC)

 


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