LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO PARLE DE SORO GUILLAUME

 

SORO GUILLAUME :

Le 31 décembre 2006, dans son message aux IVOIRIENS et IVOIRIENNES pour leur souhaiter une bonne nouvelle année, le président Laurent Gbagbo profita pour déclarer : "j'ai fait plusieurs capitales africaines, LOMÉ, ACCRA I, II, III, PRETORIA pour rechercher la paix. J'ai fait confiance à la CEDEAO, à l'ONU, à la France pour nous aider à trouver la paix et à nous réconcilier... Cette communauté internationale à laquelle j'ai fait appel m'a demandé de nommer un premier ministre de Réconciliation. J'ai accepté de nommer Seydou Diarra en janvier 2003, qui je pensais était neutre et pouvait participer à la réunification du pays, après Marcoussis et surtout après la loi d'amnistie que les députés ont votée en 2003...Il a échoué... Ensuite sur proposition du Groupe de Travail International (GTI) présidé par le président nigérian Obassandjo, j'ai accepté encore de nommer un nouveau premier ministre avec une feuille de route précise : faire le désarmement et organiser des élections... plusieurs noms m'ont été proposés... J'ai nommé Charles Konan Banny par confiance...Mais nous n'arrivons pas encore à mettre fin à la belligérance... Alors je demande un DIALOGUE DIRECT aux principaux acteurs c'est à dire, la rébellion armée. Je veux discuter directement avec eux... Je tends donc ma main à SORO GUILLAUME et à ses amis pour discuter des conditions du retour de la paix en vue de la réunification du pays... Je me tiens donc à leur disposition..."

Laurent Gbagbo venait de surprendre tout le monde par ce discours historique. De son côté, SORO GUILLAUME, après consultation de ses parrains et principaux chefs de guerre, accepte la main tendue du président Laurent Gbagbo dans son discours de nouvel an devant ses"administrés de Bouaké". Pour passer de la parole à l'acte, une semaine après son discours, le président désigne, en janvier 2007, son porte parole, DÉSIRÉ ASSIGNINI TAGRO, principal négociateur avec les rebelles. Le natif de Gabia, en bon kanegnon brave toutes les peurs et se rend à BOUAKÉ, fief de la rébellion... Pendant une semaine il y séjourne et arrache une volonté de Dialogue à SORO GUILLAUME et à ses partisans. TAGRO accepte la proposition du MPCI de discuter avec l'administration de l'État de Côte d'Ivoire mais en dehors du pays. Le MPCI choisit Ouagadougou, la capitale burkinabè, 2e ville que les rebelles connaissent le plus après BOUAKÉ. Le président Gbagbo constitue une délégation composée de Lia Bientôt, Magistrat, Konaté Navigué, (ex-JFPI) et conduite par Désiré TAGRO.

À Ouagadougou, l'État de Côte d'Ivoire et le MPCI arrivent à s'entendre sur tous les points évoqués par les rebelles et lesquels, selon eux, pouvaient ramener la paix et conduire à la réconciliation définitive. Entre autres, ils exigent et obtiennent le poste de premier ministre pour SORO GUILLAUME et l'intégration dans l'armée ivoirienne des combattants du MPCI amnistiés. En contrepartie, ils acceptaient, enfin, de déposer les armes, de démanteler leurs zones d'influence à la tête desquelles régnaient les seigneurs de guerre appelés COM ZONES. Cependant, ce que le président Gbagbo redoutait, le plus, c'était la réaction du peuple ivoirien, lequel, en toute légitimité, pouvait accepter ou refuser SORO GUILLAUME, comme premier ministre. Il mit alors en mission Blé Goude, qui avait appris entre temps durant la rébellion du MPCI à parler au peuple. Ainsi, Blé Goude et son organisation organisa des tournées dans le pays pour faire accepter aux IVOIRIENS, le chef rebelle Soro Guillaume et ses rebelles. Ce que les IVOIRIENS ont accepté parce qu'ils voulaient effectivement la paix, la réunification de leur pays et la Réconciliation entre les filles et fils de la Côte d'Ivoire.

l'État de Côte d'Ivoire, à l'image du Mali en 1991, organisa le 27 juillet 2007, une cérémonie grandiose dénommée "FLAMME DE LA PAIX, au stade de BOUAKÉ, fief de la rébellion. Ce jour là pour marquer la cérémonie, le président Gbagbo invita THÉRÈSE HOUPHOUET BOIGNY, la veuve du premier président ivoirien, comme marraine de la cérémonie. Tout un symbole. Dans les Discours prononcés, militaires, hommes politiques, surtout SORO GUILLAUME, s'engagèrent à renoncer aux armes comme moyens de règlement des conflits politiques. De façon symbolique des chalumeaux furent utilisés pour découper des armes. SORO GUILLAUME, remit symboliquement une arme au président, au général Mangou Philippe comme pour dire"je dépose les armes"... Nous avons applaudi à tout rompre... Malheureusement nous nous sommes laissés berner par Soro Guillaume et ses parrains.. Nous connaissons tous la suite tragique et douloureuse.

Et c'est toi Soro Guillaume qui reviens encore devant nous pour parler de Réconciliation. Je ne comprends pas bien ce langage. En effet tu n'as jamais désarmé même après avoir participé par tes armes à mettre Ouattara au pouvoir d'État. Le MPCI, ton organisation terroriste n'a jamais été démantelé. La preuve, le 27 juin dernier, Affoussiata Bamba a repris du service pour parler pour et au nom du MPCI... Dans le même mois de juin, le gouvernement Ouattara a découvert 300 tonnes d'armes chez ton chef de sécurité KAMANGATÉ SOULEYMANE dit SOOL TO SOOL, armes qui ont même disparu dans la nature et que les FRCI de Ouattara n'ont pas pu récupérer...

Alors je ne comprends pas bien comment est ce possible que toi qui ne t'es pas encore débarrassé de tes habits dozos, de tes habits rebelles que tu as simplement rangés dans un placard puisses parler de paix et de Réconciliation. Soro Guillaume, si nous avons été cons en 2003 et en 2007, nous ne serons plus idiots en 2017, surtout après le 11 avril 2011, qui pour nous, reste un repère solide de notre histoire commune. Personne ne peut t'empêcher de rêver petit Soro. Personne ne peut t'enlever tes prétentions de devenir président de la Côte d'Ivoire... Mais ce que tu dois savoir :

1) NUL N'EST JAMAIS ASSEZ FORT POUR ÊTRE FORT TOUT LE TEMPS ;

2) PREMIER CON EST GAOU MAIS C'EST DEUXIÈME CON QUI EST GNATA ;

3) TU DOIS TE DÉBARRASSER DE TES ARMES, RECONNAÎTRE TES FAUTES, TE METTRE À LA DISPOSITION DE LA JUSTICE POUR LA VÉRITÉ.

Comme tu dis tu es courageux, c'est là que je t'attends mon petit Soro Guillaume et non dans la ROUBLARDISE.

Zadi Excellence avec Alexis Gnagno et Marie Dutheuil

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