APPEL AUX PANAFRICANISTES ! Un seul combat a l’ordre du jour :La libération de Laurent Gbagbo. Par Bruno SIMAHOU .Président de 2A2B

BRUNO SIMAHOU ,Ecrivain Panaficaniste President de 2A2B

Cet appel est une veritable interpellation qui sadresse aux organisations et leaders panafricains qui brillent par leur absence dans le combat pour Laurent Gbagbo qui demeure pourtant la figure de proue de la lutte pour lemancipation africaine . Lisez... 

GBAGBO finira à la CPI, c’était le vœu de l’ancien président Blaise Compaoré. Abdoulaye Wade ne pensait pas le contraire lui qui avait affirmé que le Président GBAGBO était un dictateur. Même son de cloche pour Goodluck Jonathan qui avait milité ardemment pour une intervention armée de l’ECOMOG, la force de la CEDEAO pour dégager le président GBAGBO.  Un  sanguinaire froid qui n’avait pas hésité un seul instant à faire massacrer à l’arme lourde de pauvres femmes qui ne faisaient que revendiquer la justice dans leurs pays. La dite marche avait été largement relayé par France 24 et abondamment commenté par Radio France Internationale.

J’avoue que dans le brumeux contexte d’alors, il était difficile de faire triompher la vérité des faits et de défendre le Président GBAGBO. Ses propres camarades de l’international socialiste par la voix du président Hollande l’avait même  jugé infréquentable. Quand trois présidents d’une puissance internationale reconnue comme la terre des droits de l’homme s’acharnent contre un seul individu, c’est qu’ils ont forcément raison. Chirac et Sarkozy s’étaient investis militairement  en 2004 et en 2011 pour renverser le pouvoir dictatorial d’Abidjan et ils sont parvenus à leurs fins. Bien évidemment ce fut une victoire pour la communauté internationale.

 

 Pour les partisans de Laurent GBAGBO c’était une injustice et ils n’entendaient pas rester les bras croisés. Dans la diaspora comme sur le continent, des initiatives sont nées pour rétablir la vérité des faits sur ce qui s’est réellement passé en Côte d’Ivoire. Si l’on peut tolérer le mutisme des camarades panafricains dans la lie chaude des évènements, leurs attitudes 6 ans après nous interpelle. En effet, il est compréhensible que des militants panafricanistes aient été trompés par des médias qui faisaient partie de la conspiration internationale et qui avaient une position bien précise sur le théâtre des opérations puisqu’elle était elle aussi en guerre. Pendant la décennie 2000-2010, RFI avait pour rôle de manipuler  l’information pour faire de la communication politique. Normale qu’avec des informations erronées à la base, la situation en Côte d’Ivoire fut mal appréciée et que nombres de nos camardes se soient trompés d’analyses.

Cependant, il ne peut avoir d’excuses pour les panafricanistes même si nous comprenons. Même si nous tolérons. Et pour cause, est panafricaniste celui qui a une saine appréciation du jeu politique sur la scène internationale et qui a compris les rapports de forces. Pour dire vraie, nul ne peut être panafricaniste s’il n’a pas une culture politique. De ce point de vue, le déficit de solidarité à l’endroit du président GBAGBO est une pure trahison de nos idéaux.

Un africain est déporté par la puissance colonisatrice et les forces impérialistes et doit impérativement bénéficier de notre solidarité agissante. Parler de la gloire des pyramides, de Anthony William, de Marcus Garvey, de Kwamé n’kumah, de Patrice Lumumba, de Sankara et oublier volontairement qu’un des nôtres est injustement détenu pour le même combat de la liberté et de la dignité africaine apparaît comme une pure escroquerie morale. Une malhonnêteté intellectuelle, une instrumentalisation du panafricanisme à des fins mercantilistes.

 Se remémorer le combat des black panthers, de Malcom X, du pasteur Martin Luther King, de Louis farakan est une bonne chose mais cela n’a plus de sens au moment même où un des nôtres se trouve dans les geôles de l’impérialisme. J’interpelle donc le GRILA de Aziz Fall qui a réussi à faire avancer significativement la cause Sankara, j’interpelle URGENCES PANAFRICANISTES de Kemi Séba qui vient de réussir un grand coup contre le F.CFA, j’interpelle la Ligue Panafricaine UMOJA qui fait un travail remarquable d’essaimage sur le continent ainsi que le MSPDI qui vient de décorer les meilleurs africains de l’année. Camarades !comment ne pas faire de la libération du président Laurent GBAGBO la priorité de nos priorités surtout que les experts en balistique et en ADN ont vidé le procès de la Haye de sa substance.

 Le massacre des femmes n’a jamais eu lieu et le sang prélevé sur les prétendues victimes n’était pas du sang humain. J’interpelle les professeurs-camarades Coovi Gomez, Omotundé, Amzat Yabara, Honorat Aguessy et tous les panafricanistes d’ici et d’ailleurs face à cette grotesque mise en scène de la France propriétaire de la rébellion ivoirienne afin que nous réapprécions ensemble la trajectoire de notre combat.

 A travers un creuset de réflexion que nous pourrons appeler la COALITION AFRICAINE je voudrais nous inviter à définir un agenda commun après avoir fait la lumière sur nos contradictions principales  et secondaires.

 

Par Bruno SIMAHOU

Président de Actions Africaines pour Bâtir le Benin ( 2A2B)

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