ROBERT MUGABE (ACTE 2): UN INTELLECTUEL QUI S'EST MIS AU SERVICE DE LA LUTTE POUR LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE NOIR DU ZIMBABWE N'A PAS SU QUITTER LA SCÈNE.Par Excellence ZADI V.

ROBERT MUGABE fut un digne africain depuis sa tendre jeunesse jusqua ce jour . Nul nest parfait

Pour tout ce quil a fait pour son pays et pour l Afrique Robert Mugabe demeurera un exemple pour l Afrique meme sil na pas su quitter la terrain politique . Lisez ce deuxieme acte de lhistoire dun grand homme d Afrique ecrit par le non moins digne Excellence ZADI V notre Consultant . LA REDACTION

 

Robert Gabriel Karigamombe MUGABE est un intellectuel, peut être un des dirigeants politiques les plus diplômés de la planète. Il a accumulé les diplômes universitaires au cours de sa formation mais aussi pendant qu'il était en lutte contre le système ségrégationniste de la Rhodésie du Sud. Il a su allier intellectualisme et lutte armée pour amener son pays, le ZIMBABWE, avec d'autres leaders indépendantistes à l'indépendance puis à la souveraineté. Entre autres diplômes, il est titulaire de :
- Bachelor en Arts (Histoire et Anglais), université de Fort Hare (1951) en Afrique du Sud ;
- Bachelor en Administration à l'Université d'Afrique du Sud ;
- Bachelor en Éducation ;
- Bachelor en Sciences économiques université de Londres et le Bachelor en Droit dans la même université. Il faut préciser que ces deux diplômes ont été obtenus en prison entre 1964 et 1975.

Né le 21 février 1924, dans la mission jésuite Kutama dans le district de Zvimba en colonie britannique de Rhodésie du Sud, Mugabé va faire des études secondaires et devenir enseignant à 17 ans. Mais ayant un goût prononcé pour les études, il entre à l'Université de Fort Hare en Afrique du Sud pour y étudier l'Anglais et l'histoire en 1951. C'est dans cette université que le jeune MUGABE forgera sa conscience de lutteur. En effet il y rencontre Julius Nyerere, le Tanzanien, les Rhodésiens du sud comme lui Herbert Chitepo, Robert Sobukwe et le Rhodésien du Nord Kenneth Kaunda. Avec eux, il apprend l'idéologie marxiste léniniste qu'ils jugent mieux outillée pour lutter contre les systèmes d'oppression et d'exploitation des blancs installés dans l'Afrique australe et orientale à l'époque. En 1957, il obtient une licence d'enseignement. Il enseigne pendant 3 ans à Lusaka, capitale de la Rhodésie du Nord puis à Accra, au Ghana, devenu indépendant. À Accra, il rencontre Sally Hayfron, sa collègue qu'il épouse en 1961.

Entre temps en 1960, il rentre au pays, rejoint Joshua Nkomo et intègre son parti, le National Democratic Party(NDP) qui sera, par la suite, interdit par le gouvernement ségrégationniste blanc de Ian Smith. En 1963, Mugabe quitte le NDP et crée lui même son parti, la Zimbabwe African National Union (ZANU) avec ses compagnons le révérend Ndabaningi Shitole et l'avocat Herbert Chitepo. En 1964, Mugabe est arrêté avec d'autres leaders noirs et jeté en prison où il passe 10 ans au bagne de Gonakudzingwa à la frontière entre la Rhodésie du Sud et le Mozambique. Il y est lorsque son fils unique qu'il eut avec Sally Hayfron meurt. Il demande une permission pour assister à l'enterrement. Le gouvernement blanc lui refuse cela. Ce qu'il n'oubliera jamais. La date de 1964 n'est pas fortuite pour le régime blanc puisque dans l'Afrique du Sud de l'apartheid, Nelson Mandela était arrêté et emprisonné en 1963. En 1974, sous la pression de l'Afrique du Sud, il est libéré. Aussitôt, il s'exile au Mozambique où le Frelimo de Samora Marchel en lutte contre le Portugal l'accueille. Il prend la direction de la branche armée de la ZANU, la ZANLA et déclenche la lutte armée contre le gouvernement de Salisbury. En mars 1975, après l'assassinat de son compagnon Herbert Chitepo à Lusaka, il reprend la direction politique de la ZANU surtout que le révérend Shitole renonce à la lutte armée pour créer un parti, dit il, modéré pour négocier avec les Blancs.

Déjà la guerre de libération du Zimbabwe qui a été déclenchée en 1972 fait de milliers de morts et le pays échappe au contrôle de Ian Smith, isolé aussi sur le plan international. La Grande Bretagne, reprend les choses en main dès 1979. Les élections législatives prévues par les accords de Lancaster ou ZIMBABWE ACT sont remportées par la ZANU en février 1980. L'indépendance proclamée le 18 Avril 1980 porte Mugabe au pouvoir d'État. Il est premier ministre de 1980 à 1987. La modification de la constitution issue du ZIMBABWE ACT fait passer le pays d'un régime parlementaire à un régime présidentiel. À l'issue de l'élection présidentielle du 31 décembre 1987, Mugabe devient président de la République du Zimbabwe. Entre temps, en 1985, Mugabe et ses homologues de l'Afrique australe créent la "ligne de front" pour apporter soutien et assistance à l'Anc et les Noirs Sud Africains en lutte contre le régime ségrégationniste blanc de Pretoria.

L'histoire du Zimbabwe, c'est aussi l'opposition entre les Zimbabwens blancs, minoritaires, et les Zimbabwens noirs, majoritaires. En effet, dans ce pays à l'agriculture très riche, les fermiers blancs possédaient 80% des terres. Et avec les survivances de la ségrégation raciale, les Noirs, paysans, vivaient comme des serfs dans leur propre pays. Pour Mugabe, la Révolution entamée depuis lors ne peut être achevée que si la condition des Noirs change effectivement. Il entreprend une réforme agraire qui ne rencontre pas l'assentiment des Blancs, soutenus qu'ils sont par le gouvernement du Royaume uni d'où ils sont majoritairement originaires. Mais le viel homme, dans ce dernier combat prend le dessus. Et les terres sont réquisitionnées et redistribuées aux paysans noirs dont les vétérans de la guerre de libération sont les grands bénéficiaires. Il devient alors l'ennemi juré de la communauté dite internationale. En effet, Mugabe sera frappé de sanctions multiples : embargo, interdiction de voyage dans l'espace UE...Mais le vieil homme de Harare, résistant jusqu'au bout ne se laissera jamais faire. Il déclara même sentencieux au 4 e sommet de la terre à Johannesburg, en 2002, en direction de Tony Blair :"Mister Blair keep your England and let me my ZIMBABWE...". Ainsi, pour lui faire payer son outrecuidance et sa témérité, les Occidentaux vont susciter Morgan Twanguiraï pour combattre le vieux résistant de l'intérieur. Mugabe qui garde la main de façon ferme sur le pays ne cède pas et est accusé d'être un pire dictateur au même titre que Hitler. Mais il pouvait s'appuyer sur la ZANU-PF, son parti, sur une bonne partie du peuple qui lui reconnaît la légitimité historique et qui pensait à juste titre que le combat n'était pas encore fini. Le vieux pensait mener son ultime combat pour la vie, pour le Zimbabwe, mais avait oublié qu'il avait contre lui l'âge, les ennemis internes engendrés par sa longévité au pouvoir. Le limogeage de son vice président, lui aussi héros de la guerre de libération sera le coup de trop, le coup fatal...Et notre héros africain quitte la scène comme nous ne l'avons jamais prévu et voulu...

RIDEAU SUR UN DES DERNIERS RÉSISTANTS AFRICAINS DU SIÈCLE. BOB QUELQUE SOIT CE QUE LES GENS DIRONT, NOUS AUTRES N'OUBLIERONT PAS TON COMBAT, TON BON COMBAT.

EXCELLENCE ZADI

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