COTE DIVOIRE -ELECTIONS EN 2020 EN DANGER : LE FORSCI ET LES POPULATIONS DE TREICHVILLE PREVIENNENT.« PAS DE RÉCONCILIATION, PAS D’ELECTIONS »

SOCIETE/ ELECTIONS GENERALES 2020 EN COTE D’IVOIRE – LE FORSCI ET LES POPULATIONS DE TREICHVILLE D’ACCORD : « PAS DE RÉCONCILIATION, PAS D’ELECTIONS »  

Pour le forum des organisations de la société civile ivoirienne (Forsci) les conditions ne sont pas réunies pour que la cote d’ivoire parte aux élections. « Des élections dans le contexte sociopolitique actuel qui est très tendu pourraient ramener le pays à des violences aussi graves que celles qu’il a connu en 2010 » selon Pulchérie Gbalet Edith, 1ère responsable du Forsci. Et c’est dans le but  de prévenir cette situation toujours préjudiciable aux populations que son organisation entreprend une rencontre de proximité avec les chefs de communautés dans le district d’Abidjan, afin de les former aux valeurs démocratiques et citoyennes, et recueillir leurs aspirations pour une réconciliation vraie en cote d’ivoire. Le forum des 20 associations et organisations de la société civile  ivoirienne se donne pour mission de rapporter aux gouvernants ces aspirations.  C’est dans cette optique que s’inscrit le rassemblement qu’il organisait ce samedi 25 novembre 2017 sur l’aire de jeu de la cité Sicogi à Treichville. Pour ce premier rendez-vous, Edith Pulchérie Gbalet avait à ses côtés, outre madame Mariam Diabaté qui représentait le maire de Treichville François Amichia,  Geoffroy Kouao juriste-écrivain. Et ce dernier a fait, pour la communication principale, un brillant exposé à cet effet. Selon Geoffroy Kouao le développement de la cote d’ivoire passe par la réconciliation vraie de ses fils et filles et la paix. « … si nous voulons que ce pays se porte bien pour envisager son développement, nous devons être tolérant les uns envers les autres. Nous devons être animés d’un esprit de solidarité en sorte que les plus forts soutiennent les faibles. Mieux, nous devons placer notre pays au-dessus de tous  nos intérêts personnels,  et nous devons plutôt chercher à être des pro-côte d’ivoire au lieu de penser aux chapelles politiciennes» a-t-il déclaré en substance.  Pour ce faire, l’écrivain a exhorté ses auditeurs et particulièrement  les intellectuels  à faire preuve de civisme et de patriotisme en se mettant tous au service de leur pays, quelque soit leur statut social. « L’impression qu’on a c’est qu’on aime la cote d’ivoire que lorsqu’on est au pouvoir. Quand on n’est plus aux affaires on déteste le pays.  C’est de l’incivisme », a-t-il déploré, avant d’en arriver à son appel ; un message auquel les participants à ce programme ont unanimement adhéré.  Pour Mariam Diabaté en effet, la participation de la mairie de Treichville à ces activités s’inscrit dans le sens de la poursuite des valeurs d’humanisme et de paix que François Amichia a inculqué à ses administrés « Nous sommes avec tous ceux qui veulent la paix. Nous voulons la réconciliation sincère et totale des ivoiriens, parce que dans notre commune ces valeurs transcendent nos appartenances politiques » s’est-elle confiée à nous aux termes de cette rencontre. Mais les chefs de communautés ethniques et les représentants des associations n’ont pas boudé l’occasion à eux offerte pour exprimer leur avis sur la question. Pour ces derniers, il est clair qu’en l’état actuel des choses, le processus de réconciliation tant médiatisé depuis la fin de la crise postélectorale n’aurait accouché que d’une souris ; les membres d’un camp ayant plutôt célébré leur victoire sur l’autre à travers des rassemblements pour festoyer et faire le culte de la personnalité d’Alassane Ouattara, au lieu de renouer avec leurs adversaires d’hier afin d’effacer l’inimitié.  Les populations continueraient de se regarder en chiens de faïence et il n’y a qu’à suivre les débats politiques sur les réseaux sociaux pour réaliser cela.  «On nous parle de réconciliation et pendant ce temps les membres d’un camp sont poursuivis alors que dans l’autres camp c’est l’impunité totale. C’est même des promotions pour les récompenser. Ce qui est frustrant. L’idéal serait qu’on poursuive tous les auteurs à défaut de passer l’éponge pour tout le monde et envisager l’avenir sur de nouvelles bases » selon madame Taly représentant l’organisation des femmes du front populaire ivoirien (Offpi) et madame Lattey, présidente des femmes battantes du port autonome d’Abidjan de poursuivre « Nous n’avons pas cette culture de vengeance et de violence dans notre pays. C’est pourquoi j’interpelle le président Alassane Ouattara en sa qualité de chef de l’état à faire preuve d’humanisme et de magnanimité pour aller plus loin dans ce qu’il a commencé. C’est-à-dire qu’il libère tous ses frères de l’autre bord encore en prison et que les ivoiriens dépassionnent le débat politique ». Ces différentes réactions et l’engouement des participants sonnent donc pour Pulchérie Gbalet Edith et ses camarades comme la confirmation de leurs inquiétudes. Aussi ces derniers entendent-ils sillonner tout le district d’Abidjan pour ce programme avant de mettre le cap sur les villes de l’intérieur. Selon la présidente de Forsci cette campagne s’achèvera par un atelier au cours duquel les aspirations recueillies des populations seront remises aux gouvernants. Il leur reviendra de faire preuve de bonnes dispositions à aller à la paix, en tenant compte de ces recommandations. Notons qu’au nom des chefs traditionnels présents, Nana Koffi jacques président de la commission sociale et loisirs chargé des relations extérieures de l’association des chefs de Treichville a félicité le Forsci pour sa belle initiative. « C’est la première fois  qu’un forum d’organisations de la société civile vienne sur le terrain pour associer la population à un combat qui est le sien ; le bien-être de la population. Et cela augure de bonnes choses pour l’avenir de notre pays », a-t-il déclaré.

Henry Fayol Akendèdan

Source :pediyome.info

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