INTERVIEW EXCLUSIVE DU MINISTRE DOSSO CHARLES RODEL :"Aux ivoiriens, je formule des vœux ; d’union, de foi et de courage pour la reconquête dans quelques petites semaines de notre liberté perdue depuis sept ans. "

Le ministre Dooso Charles: ' je demeure convaincu que la solution au problème ivoirien dans sa globalité est politique. "

Bonjour Mr le ministre. Merci de nous accorder cet entretien à LG Infos. Bonne et heureuse année 2018 à vous. Quelles sont les nouvelles de votre exil ?

Salut très cher frère et merci pour les vœux de nouvel an. Paix et bonheur en abondance à toi et aux tiens en cette année 2018.

Nos nouvelles sont bonnes puisque nous sommes en vie et continuons le combat pour la justice et la souveraineté nationale. Ce, nonobstant les conditions de l’exil très exécrables. Mais, elles n’altèrent en rien notre joie d’être au nombre de ceux qui ont la grâce de porter la croix de la délivrance de notre nation aux côtés du Président Laurent Gbagbo.  C’est donc un honneur d’être au front. Et nous espérons y être jusqu’au bout. Une fin qui ne peut être qu’heureuse. N’est-ce pas que nous sommes dans la vérité et que celle-ci triomphe toujours ?

Bientôt le procès conjoint de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé reprend à la Cour pénale internationale. Qu’est-ce que vous entrevoyez à la suite des dépositions des témoins à charge recrutés par la procureure Fatou Bensouda ?

Je vais certainement vous surprendre et avec vous bon nombre d’ivoiriens. Je ne suis pas personnellement le procès. Depuis 3 juin 2013 date à laquelle la chambre préliminaire I de la CPI a appliqué contre tout bon sens la présomption de culpabilité contre le Président Laurent Gbagbo en le maintenant en détention préventive en attendant que Bensouda recherche des preuves contre lui, je n’espère plus aucune justice de la CPI. Cette décision et toutes celles qui ont suivi n’ont fait que confirmer tout le mal que l’on pensait de cette cour. C’est juste un instrument d’asservissement des ‘’petits‘’ aux mains des grandes puissances. Elle est utilisée pour soumettre les dirigeants africains ‘’capricieux ‘’qui défendent l’intérêt de leur peuple contre l’impérialisme occidental. Tel le Président Laurent Gbagbo.

Dès lors, je demeure convaincu que la solution au problème ivoirien dans sa globalité est politique. Il n’aura pas de solution judiciaire, sectaire possible. La liberté du président Gbagbo rime avec celle de la Côte d’Ivoire. Tout comme  une Côte d’Ivoire délivrée des vautours qui l’écument depuis le 11 avril 2011 imposera de facto la fin de la prise d’otage réalisée sur notre président par l’occident par le biais de la CPI. Ma certitude est que ceux qui ont tué des milliers d’ivoiriens pour s’approprier nos richesses ne lâcheront jamais prise tant que le rapport de force ne se serait pas inversé. C’est pourquoi tout en moi penche pour la libération de la Côte d’Ivoire de sorte à imposer à l’oligarchie internationale la liberté du Président Gbagbo et son Ministre Charles Blé Goudé. Une liberté non négociée. C’est en celle-là que je crois et c’est une telle liberté qui laisse resplendir la Gloire de Dieu.

Toutefois, dans le cadre de la direction nationale du FPI dont je suis membre et la Coordination du FPI en exil, notre instrument d’action dans notre refuge, travaillons d’arrache-pied pour que les mensonges de Ouattara et ses mandants occidentaux soient totalement mise à nu. Un travail méticuleux a été fait avec les avocats de la défense. Si nous avions affaire à une cour de justice, il aurait été loisible d’affirmer que sous peu la CPI acquittera purement et simplement nos illustres prisonniers. Comment cela pourrait-il en être autrement quand tous les témoins majeurs à charge ont témoigné à décharge ?

A quoi peut-on ou doit-on s’attendre par rapport à la qualité des témoins à décharge que les avocats de Gbagbo et Blé Goudé vont appeler à la barre ? Certaines indiscrétions parlent du ‘’lourd’’, avec des ‘’preuves irréfutables’’, est-ce de votre avis ?

C’est exact. Il est question de présenter des témoins et non des acteurs comme certains témoins à charge. Il s’agit des hommes et des femmes qui ont vécu les faits. Des personnes qui pour plusieurs sont des preuves de la barbarie indescriptible et inexpliquée des occidentaux et leurs sbires Ouattara et consorts sur le peuple paisible  de Côte d’Ivoire.  Je suis d’avis que c’est maintenant que ça va se savoir. La vérité de la crise post-électorale sera exposée dans toute sa laideur.

D’autres indiscrétions évoquent aussi ‘’la libération quasi certaine’’ du Président Gbagbo en 2018, alors que nous savons tous que le calendrier du procès court jusqu’à 2019. Pensez-vous que l’année 2018 sera vraiment l’année de la libération de ces deux dirigeants panafricains ?

Je crois que 2018 sera plutôt l’année de la délivrance de la Côte d’ivoire. Cette délivrance induira celle des otages pour que le Président Laurent Gbagbo vienne faire son mandat pour lequel il a été élu. Comme, il m’a été donné de le dire de façon invariable, nous sommes dans le plus long contentieux électoral  qui connaitra son apothéose en cette année. L’année où la victoire électorale du Président Laurent Gbagbo sera imposée au monde entier après une victoire divine douloureusement manifestée. L’année où le règne des ténèbres sur la Côte d’Ivoire prend fin pour que s’instaure le règne de la lumière. La fin de la septième et le début de la huitième année de la chute de la nation ivoirienne.

Je ne vous saisis pas Monsieur le Ministre. Après sept ans de règne sans partage de M. Ouattara, avec une forteresse militaire qui réprime tout à azimut, une communauté internationale qui semble fermer l’œil sur tous ses agissements, comment cela est-il possible ?

Merci de me donner l’occasion de revenir largement sur cette question de la restauration de la Côte d’Ivoire. Pour commencer, je précise que je me dispose à parler à l’instant des choses de l’Esprit. Que ce soit par l’Esprit qu’on l’éprouve et non par la chair. 

Qu’il me soit permis de répéter ; l’histoire de la Côte d’Ivoire est prophétique. La crise ivoirienne est à la gloire de l’Eternel qui a choisi notre nation comme seconde patrie. Mais, au comble de nos péchés, l’Eternel nous a livré à l’ennemi de sorte que nous réalisions que nous ne sommes rien sans lui. Ceci, pour nous donner de revenir à Lui. Nous sommes ainsi tombés par la volonté de Dieu qui dans sa grande miséricorde se résout à nous relever au terme de sept ans d’humiliation. Il nous relève pour l’amour de son Nom qui est invoqué sur nous. Il nous restaure afin que son Nom ne continue pas d’être profané par les ténèbres qui règnent sur sa nation depuis ce funeste lundi du 11 avril 2011.

Dès lors que Dieu parle, les circonstances se soumettent. Ce dont je parle, Ouattara et l’armée mondiale qui le soutient n’y peuvent rien. Pis, la mandature de Ouattara sera invalidée dans la Côte d’Ivoire divinement reconquise après le recomptage des voix de l’élection de 2010. Un recomptage des voix qui rétablira toute la vérité électorale.

Cela voudrait dire que le peuple ivoirien doit croiser les bras et attendre que Dieu le délivre ? Qu’est ce qui pourrait nous donner l’assurance de ce secours divin au terme de sept ans d’une souffrance insupportable qui n’a fait que trop durer ?

Je commencerai à vous répondre par le second volet de votre question et terminerai par le premier. Quels sont les signes qui nous donnent l’assurance que la promesse de restauration de l’Eternel sera inéluctablement tenue ? Il suffit simplement de passer en revue les faits majeurs sur lesquels nous n’avons aucune influence et pourtant impactent positivement notre lutte. Le Président Laurent Gbagbo est sorti vivant des ruines de sa résidence. Seul Dieu peut revendiquer ce miracle. Tous les présidents impliqués dans la tragédie ivoirienne sont hors d’état de nuire. Œuvre au-dessus de nos possibilités : divine ! La CPI va en lambeau à l’épreuve de Gbagbo, oint de l’Eternel. La confusion annoncée est à son comble… Les signes de la présence de l’Eternel dans notre combat sont légions et palpables. Quand Dieu commence, il termine absolument !!! L’Eternel ne faillira pas à cela dans notre nation.   

Pour ce qui est de l’attitude à adopter dans la réalisation de ce miracle divin qui est la restauration de notre nation, croiser les bras ne saurait prospérer. La bible ne déclare-t-elle pas que sans la foi, on ne peut plaire à Dieu (Hébreux 11-6). Or la Foi est l’assurance des choses qu’on espère et surtout qu’on démontre sans avoir vu (Hébreux 11-1).

David, berger de son état, a entendu une parole de l’Eternel. Il a espéré en cette parole qui lui a donné de marcher contre Goliath. Ainsi, démontrait-il la parole. Quand sa foi fut complète en liant croyance et démonstration, l’Eternel lui livra Goliath. Pareil pour Gédéon devant Madian pour ne citer que ces deux cas.

Sept ans, nous avons espéré. Il est temps de démontrer notre foi. Marcher avec courage, dans l’union vers notre liberté pour la reconquérir.

Je viens dire en ce jour aux ivoiriens de la part de l’Eternel des armées, aux plus grands comme aux plus petits, aux spirituels comme aux charnels, que notre nation n’entrera pas dans une huitième année assujettie aux ténèbres. Le mois de mars 2018, le terme de la septième année, sera un mois de grandes douleurs mais et surtout de grande joie car Dieu se montrera à sa nation dans toute sa puissance. L’Eternel va délivrer dans ce mois de mars 2018 sa Côte d’Ivoire d’amour !

Aussi, chaque ivoirien doit-il se préparer activement à participer à cet instant historique de notre nation. Chacun doit réaliser que Dieu est Saint et Parfait dans tout ce qu’il fait.

Aussi, devons-nous assainir notre vie au risque d’être emporté dans la vague divine qui va déferler bientôt sur la nation.

De Plus, nous devons nous éloigner de toute compromission avec l’ennemi. La lumière n’a pas à se mélanger avec les ténèbres ni avant, ni pendant, encore moins après la délivrance. Il n’est pas exclu que l’ennemi soit utilisé comme un instrument divin pour contribuer à notre restauration. Mais, nous devons nous en éloigner et combattre l’adversaire dans sa diversité jusqu’au bout.

L’Eternel se disposant maintenant à rendre visible à l’œil incrédule la délivrance (spirituelle) tant parlée, je voudrais me permettre d’être très explicite. En clair, il n’est pas exclu que Soro Guillaume ait accès au Pouvoir d’Etat dans un laps de temps très très court. Mais, il doit tomber au bout de quelques jours face à la détermination du peuple ivoirien. Toute tentative d’alliance avec celui-ci lorsqu’il aura eu accès au fauteuil présidentiel par effraction se doit d’être combattue sans aucune retenue par le Peuple. Telle est la volonté divine.

Quand l’Eternel aura ouvert le champ de la reconquête de notre nation, toute la population ivoirienne, du nord au sud, de l’est à l’ouest, en passant par le centre, devra se retrouver dehors, dans la rue jusqu’à ce que la victoire soit totalement acquise.

Ainsi, cette délivrance résidera-t-elle dans la bravoure de chacun de nous et surtout notre intégrité à ne point transiger avec l’idéal de liberté totale et définitive.  

Il ne devra avoir aucune demi-mesure ! Nous devrons contrer avec vigueur la malice de l’ennemi. La tendance à remplacer le diable par un autre. Seule la vigilance du peuple à ne pas avoir d’égard pour une victoire partielle nous donnera la victoire totale telle que promise par l’Eternel. C’est une grâce du Tout Puissant. Dans l’union, la foi et le courage, prenons-la !!!

Mars 2018, mois d’éclatement de la gloire de l’Eternel en Eburnie !!! Mois de notre délivrance manifestée !!! Que chaque mémoire le retienne et s’en souvienne seconde après seconde !!!

Venons-en maintenant à l’actualité politique ivoirienne purement au plan local. Comment avez-vous ressenti au Ghana où vous êtes, les accusations portées par Jean-Noël Abéhi lors de sa défense en Assises,  sur le ministre Justin Koné Katinan Porte-parole du président Laurent Gbagbo ? 

J’aurais voulu ne pas faire de commentaires des propos du commandant Abehi. J’ose croire qu’il a pu apporter les preuves des accusations gravissimes portées contre le Ministre Katinan. Sinon, je ne serai pas étonné que ce soit la même officine RDR qui continue d’échafauder des plans mal conçus pour avoir la peau du Porte-parole du Président Laurent Gbagbo.

Dans tous les cas, nous demeurons sereins avec une conscience dégagée de toute culpabilité. Le concerné lui-même continue de vaquer tranquillement aux occupations que lui a assignées son mandant et la Coordination du FPI en exil c’est-à-dire, déployer une diplomatie active de par le monde afin que la vérité de la crise ivoirienne soit connue partout et de tous.

Selon vous, pour sa défense l’accusé Abéhi était-il dans les conditions psychologiques optimales, disons pour être plus précis, en possession de toutes ses facultés mentales et physiques après tant d’années de torture et de détention sans procès et parfois sans accès aux visites ?

Je ne saurais que vous répondre. Je suis au Ghana loin du champ de déroulement du pseudo-procès. Mais, connaissant les méthodes fascistes du régime Ouattara, la brutalité inouïe utilisée contre les prévenus  pro-Gbagbo pour leur extorquer des aveux, je n’en serai pas étonné.

Toutefois, certains soldats comme Dogbo Ble, Vagba Fausigno, Seka Seka , Osée Loguey et j’en passe, sont passés par cette guillotine luciférienne de Ouattara en demeurant fermes. Ce, en dépit de la torture monstrueuse à leur infliger. Je tenais à avoir une pensée pieuse pour eux, saluer leur bravoure et leur intégrité de cœur.

A chacun d’eux, je dis ; soyons forts, le jour est déjà là !!!

Après Koua Justin et Dano Djédjé, Dahi Nestor a été remis en liberté provisoire le mercredi 10 janvier 2018. Quelle analyse vous inspirent ces libérations ? A quoi répondrait l’option de ‘’liberté provisoire’’ prise par le régime Ouattara ?

Je crois savoir que les camarades Koua et Dahi ont épuisé leurs peines. Il est toujours bon de recouvrer la liberté. Une liberté qu’ils n’auraient pas dû perdre dans une démocratie car ayant été engagés pour avoir exprimé leur opinion politique. Mais, On est heureux de les retrouver parmi nous. Notre joie est d’autant plus grande que les camarades sortent de la prison plus requinquer que jamais. Ce qui marque l’échec du désir de musèlement du FPI par le Pouvoir Ouattara.

Les arrestations, les condamnations et les libertés provisions n’ont qu’un seul objectif, affaiblir le FPI. Mais, c’est peine perdue. Le parti de Gbagbo est plus debout que jamais !

Comme en janvier 2017, les anciens rebelles du nord se sont encore signalés janvier 2018. Quel commentaire faites-vous de cette situation d’insécurité permanente en Côte d’Ivoire ?

La Côte d’Ivoire est comme Ouattara a voulu qu’elle soit : ingouvernable ! Les rebelles sont à l’image de celui qui les a engendrés. Ils sont réfractaires à la loi, anarchistes à souhait. Ouattara ne mérite pas mieux. Dommage que la population en souffre.

Certains spécialistes évoquent l’indiscipline dans la nouvelle armée ivoirienne d’après 2011 due au manque de formation des anciens rebelles. Etes-vous de cet avis ?

Il n’a pas lieu de faire un débat. C’est une évidence. Quand un cordonnier n’ayant que le niveau CE1 se retrouve officier de police du fait de sa participation à la rébellion sans aucune formation, que peut-on attendre de lui. Rien !

La discipline militaire, ça s’enseigne et des gens ramassés çà et là, à la va-vite sur une base purement ethnique sans un strict minimum de formation ne pouvait donner un meilleur résultat que ce que nous soyons. Alassane avait promis étonner le monde. Il fait plus qu’étonner. Ouattara a fait de notre pays un pays de merde en tout et partout !!! Dommage !!!

Selon vous Alassane Ouattara chef suprême des Forces armées de Côte d’Ivoire a-t-il réellement le contrôle sur ses troupes ? Sinon, que faudrait-il faire pour ramener la quiétude au sein des populations ?

Ouattara n’a aucune légitimité. Aussi, utilise-t-il une milice ethnique appelée armée nationale pour se soumettre, embrigader une population qui lui est hostile. Ayant pris conscience de la dépendance totale de Ouattara de leurs armes, ils en ont fait un otage.

Ouattara est de droit chef suprême de l’armée mais de fait, il est un simple instrument de ces hommes en tenues. Ce, depuis qu’il a refusé le recours démocratique pour régler le contentieux électoral (le recomptage des voix) en louant leur service de tueur pour mettre à mort des milliers d’ivoiriens pour  qu’il parvienne au Pouvoir d’Etat dans leur sang.

Ouattara ne peut avoir le contrôle de ceux dont il dépend. Pas de légitimité, pas d’autorité pour Ouattara. Pas de quiétude !!! La quiétude dans l’armée comme dans toute la Côte d’ivoire renaitra après le départ de Ouattara du Pouvoir usurpé. Heureusement que c’est fait !!! 

Passons aux questions électorales. 2020 et ses échéances approchent, Youssouf Bakayoko est toujours en poste alors que son mandat qui était sans possibilité de renouvellement selon le Code électoral a expiré depuis 2016.

Youssouf Bakayoko est forclos. Ce sujet est traité avec le plus grand sérieux par la direction du parti ainsi que la question de la réorganisation de la CEI elle-même. Le Président intérimaire, le camarade Aboudramane Sangaré et toute la haute direction du FPI en font un sujet préjudiciel pour les échéances électorales à venir.

Cette CEI n’est toujours pas été restructurée à la demande de l’Opposition et comme l’a réclamée la décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Allons-nous vers un autre bras de fer ou pensez-vous que l’Opposition va encore abdiqué ?  Je pose cette question parce que le Fpi du Président Laurent Gbagbo a déjà annoncé qu’il sera de toutes les échéances ?

Les élections libres et ouvertes en CI sont les fruits de la lutte ardue du FPI. Notre parti a également tout obtenu par les élections. Le FPI ne peut se débiner.

Nous avons pris à témoin le monde entier quant à notre désir d’entrer dans le jeu politique dans notre pays. Mais, rassurez-vous, cela ne se fera pas à n’importe quel prix.

Nous sommes un parti de combat, de défis. Pour ne pas laisser les acquis démocratiques aller à volo, nous sommes prêts à mouiller le maillot. Mais souffrez que je n’en dise pas plus. Au temps convenu, des bouches autorisées vous en parleront.

Abordons à présent l’aspect économique de la gestion d’Alassane Ouattara. Selon le mensuel La Lettre du continent n°768 du 10 janvier 2018, sous le titre « Le super économiste Ouattara contesté par le Business » plusieurs sociétés étrangères dont l’américaine Wise Solutions, la marocaine Resort Co Invest Abidjan, ou encore le groupe turc Yildirim, ont saisi le CIRDI qui est le tribunal arbitral dépendant de la Banque mondiale, soit pour « expropriation », soit pour « rupture unilatérale de contrat, convention ou passation de marché ». Qu’est-ce que ces différentes plaintes appellent comme analyse de votre part vous qui avez été ministre de la République?

Ces différentes plaintes sont l’expression extérieure de la mauvaise gouvernance endémique d’un Pouvoir d’affairistes dont les animateurs sont prêts à tout pour s’enrichir.  

Les passations de marchés se font dans une opacité nauséeuse.

Sous l’économiste Ouattara, les appels d’offres pour les marchés publics sont évènementiels. Tout se fait pratiquement gré à gré. Les marchés sont attribués, rompus, réattribués selon le bon vouloir du vice-dieu importé en Côte d’Ivoire par la communauté internationale et imposé aux ivoiriens dans leur sang. La corruption est le mode de gouvernance du Pouvoir Ouattara. Un système de corruption mis en place et conduit de mains de maître par Ouattara lui-même.

Je ne suis donc pas étonné de l’éclatement de tels contentieux entre l’Etat Ivoirien et les entreprises.

Dommage pour un pays qui était déclaré émerger à l’orée 2020 !!! 

Certaines informations récurrentes parlent de ‘’lâchage’’ des soutiens extérieurs. Vrai ou faux ?

L’annexe fiscale 2018 montre combien de fois Ouattara aux abois s’est résolu à escroquer les populations pour assurer la survie de son régime. Cela, simplement parce que ceux qui l’ont installé au Pouvoir et lui ont donné les moyens colossaux de prime abord en surendettant le pays se sont rendus compte que lesdits moyens ont été dilapidés s’ils n’ont pas simplement disparus pour atterrir dans les paradis fiscaux.

Les vannes coupées, Ouattara s’oblige à racketter les populations et les entreprises. Ainsi, après que lui et sa clique aient pillé le trésor public sans aucune retenue et mis les milliers de milliards du contribuable ivoirien sur leurs comptes privés à leur profit et au profit de leurs enfants, les voilà à vouloir contorsionner une population déjà très appauvri du fait de leur gestion calamiteuse pour lui soutirer le minimum vital par des impôts excessifs.

La population doit ainsi payer une fois encore pour la mauvaise gouvernance de Ouattara. Acceptera-t-elle ? Subira-t-elle encore Ouattara sans mot dire ? wait and see disent les anglais !!!

De toutes les façons, au regard de ses déboires, si Ouattara n’est pas encore lâché, il ne serait pas loin de l’être.  

La Côte d’Ivoire est classée 139 sur 190 pays par le Rapport Doing Business de la Banque mondiale. Est-ce suffisant pour prétendre à ‘’l’émergence’’ ?

L’émergence à l’orée de l’année 2020 chantée par Ouattara et ses suiveurs  est demeurée un slogan vide de sens pour le commun des ivoiriens. Le peuple ivoirien meurtri par la démagogie arrogante d’un pouvoir faussaire qui à force de raconter des mensonges à répétition se persuade que le faux est devenu vrai, rapporte l’émergence exclusivement aux ventres des barons  du Pouvoir pillard.

Par contre, l’Ivoirien constate tristement que contrairement aux discours officiels clamant l’émergence, notre nation est en une phase d’immersion profonde sous Ouattara. Il faut la sauver !

Mr le Ministre nous sommes aux termes de notre entretien, quels vœux pouvez-vous formulez à l’endroit de vos compatriotes et aux Africains ?

Aux ivoiriens, je formule des vœux ; d’union, de foi et de courage pour la reconquête dans quelques petites semaines de notre liberté perdue depuis sept ans.

Fasse Dieu que chacun de nous ait un cœur disposé à jouer pleinement et entièrement sa partition dans le rôle de ferment de la délivrance africaine qui nous ait divinement dévolu. Un rôle qui passe impérativement par l’arrachage en mars 2018 de notre propre liberté confisquée depuis avril 2011 !!!

Bonne et heureuse année de liberté aux ivoiriens et à la Côte d’Ivoire!!!  

Aux africains en lutte contre la damnation de l’occident, je dis : << nous tenons le bon bout, ne lâchons rien !!! La victoire est sûre !!! >>. Bonne et heureuse année à l’Afrique digne !!!

Que la grâce de Jésus notre Christ adoré soit sur chacun de nous !!!

Source : LG INFOS

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Simone Gbagbo et Dosso Charles toujours debout

L'EXIL NAURA RIEN PU CONTRE LE MINISTRE DOSSO CHARLES

LES JOURS DE OUATTARA LE GENOCIDAIRE SONT COMPTES

LE PREISDENT GBAGBO LE FILS DU PEUPLE REVIENDRA

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