COTE DIVOIRE : LE FORUM DE LA SOCIETE CIVILE LANCE UNE PETITION POUR UNE AMNISTIE GENERALE RELATIVE A LA CRISE POST-ELECTORALE.

Pulcherie Gbalet , Presidente du FORSCI ,au centre

Publie le 25 janvier 2018 a 17h 45

PROJET DU FORSCI POUR LA RECONCILIATION
LANCEMENT D’UNE PETITION POUR UNE AMNISTIE GENERALE RELATIVE A LA CRISE POST-ELECTORALE


Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
Chers amis et partenaires de la Presse ;
L'événement qui nous réunit aujourd'hui est d'une Haute portée Nationale.
Nous tenons à vous remercier pour votre présence qui démontre l'importance que vous accordez à la cérémonie de ce jour.
Qu’est-ce qui motive cette initiative ?
I - LES RAISONS DE LA PETITION
Le 15 NOVEMBRE 2017, journée Internationale de la Paix, nous avons lancé un projet de RÉCONCILIATION NATIONALE. Lequel projet vise à sensibiliser les ivoiriens et les former autour des notions de Paix, de Pardon et de culture civique.
La Côte d'ivoire est notre Bien commun.
Nous ne pouvons donc pas rester en spectateur d'un désastre imminent qui plane sur notre pays étant donné que le tissu social s’est réellement effiloché. Nous avons décidé d'apporter notre modeste contribution à l'édification « D'une Côte d'ivoire Nouvelle » où les ivoiriens, au-dessus de toute considération politique ou partisane, ne se regardent plus en chien de faïence, mais se considèrent comme des Frères et Sœurs.
Nous avons donc entrepris des formations aux valeurs démocratiques, républicaines et citoyennes, de même que des consultations sur la réconciliation dont le bilan à mi-parcours démontre que nos concitoyens et tous ceux qui nous font l'amitié de vivre chez nous ont soif de paix et de stabilité.
Des avis des uns et des autres ressort une Proposition-clé : l'idée d'une Amnistie Générale.
Nous sommes donc réunis ce jour pour le lancement d'une pétition en vue d'une Amnistie générale.
L'amnistie dont l'origine grecque signifie « oubli », est une notion de droit public pénal, qu'on peut définir comme l'acte qui dispose que des fautes passées devront être oubliées, et qui interdit à quiconque de les rechercher ou de les évoquer sous peine de sanctions.
Des clauses d'amnistie se trouvent depuis l'Antiquité dans tous les traités de paix qui concluent une guerre étrangère et dans tous les édits de pacification qui terminent une guerre civile. Elles ont pour objet, une fois le règlement du conflit terminé, d'empêcher que la recherche de nouveaux griefs ne rallume les hostilités entre les belligérants. C'est un acte du législateur qui efface rétroactivement le caractère punissable des faits auxquels il s 'applique.
Pour notre cher pays il ne s'agit plus de dire qui a fait quoi et qui responsable de quoi. Ce qui ne fera qu'exacerber les tensions. Par le vocable de "GENERALE" l'amnistie doit englober toutes les composantes de la société ivoirienne.
Ce n'est une prime à l'impunité. Loin de là !
La complexité de la société ivoirienne, l'avenir de nos enfants nous impose ce grand sursaut.
Car il est temps, grand temps D'ACCEPTER CE PARDON QUI GRANDIT.
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
La réconciliation des ivoiriens avec les ivoiriens est bien possible !
La soif de paix s’exprime tous les jours par le peuple ivoirien.
Mais la réussite sera au rendez-vous, lorsque les acteurs impliqués conviendront, avec foi et sincérité, que dans chaque obstacle qui survient, il existe une opportunité pour aller de l’avant.
La réussite sera au rendez-vous, lorsque chacun arrêtera d’accuser l’autre et d’attendre que le pas vienne de l’autre.
La réussite sera au rendez-vous, lorsque chacun prendra conscience de « sa » responsabilité face à l’histoire.
Les expériences d’autres pays à travers le monde nous renseignent que les processus de réconciliation sont, par nature, complexes et passent souvent par plusieurs étapes qui peuvent se révéler comme des opportunités ou peuvent constituer un dilemme pour tout un peuple.
Je veux citer par exemple, le Timor oriental et le Cambodge en Asie, le Chili en Amérique du Sud, le Kosovo en Europe de L’est, et en Afrique : le Rwanda, le Burundi et l’Afrique du Sud.
Les peuples de ces pays qui ont connu des dictatures, des guerres civiles, des génocides et des injustices, mais en dépit du caractère complexe de ces processus, ils sont parvenus à marquer des pas décisifs vers la réconciliation.
Ils nous ont ainsi donné la preuve que cette complexité du processus de réconciliation, loin d'être un obstacle, témoigne plutôt de l'impérieux devoir pour tous les acteurs de s'y engager avec sincérité et détermination.
II-AU SUJET DE LA PÉTITION
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
Dérivée étymologiquement de l'anglais "petition," qui signifie supplique, requête, venant du latin « petere », demander, une pétition est une requête par écrit adressée à une autorité quelconque par une personne ou un groupe qui formule une demande, une plainte, un vœu ou expose une opinion.
Le droit de pétition est le droit accordé aux populations de faire une demande directe au souverain, ou au représentant de l'exécutif. Par extension, il est possible de faire une pétition envers toute personne morale disposant d'un pouvoir.
Une pétition se présente le plus souvent sous la forme d'un ensemble de signatures au bas d'un texte. Ces signatures sont généralement recueillies dans la rue par des volontaires. Avec l'arrivée d'Internet, un certain nombre de sites permettent d'organiser une pétition et de recueillir les signatures en ligne. La valeur juridique d'une pétition est inexistante mais la pression sur les décideurs politiques qui en résulte peut être décisive.
Ainsi par la signature d'une pétition nous voulons formuler au nom du peuple dont nous défendons les intérêts, un vœu à nos autorités à qui revient le DERNIER MOT.
Nous aimerions nous adresser tout particulièrement aux guides religieux et aux Chefs traditionnels.
Tous nos espoirs reposent sur vos épaules.
Nous sommes convaincus que l’autorité morale et spirituelle que vous incarnez, ainsi que votre amour pour le Pays, sont des atouts majeurs qui nous aideront à réussir cette mission ; celle de créer les conditions permettant de ressouder les liens entre les différentes communautés, et entre elles avec l’Etat.
Dans une tâche aussi importante, il est essentiel de prendre un bon départ, et surtout de s’assurer que la marche vers la réconciliation est irréversible. Dans notre hymne national, figurent ces vers :
« Salut Ô terre d’espérance !
Pays de l’hospitalité. »
Quand avons-nous cessé d’être cette terre d’espérance et d’hospitalité où il fait bon vivre ? Pourquoi avons laissé la haine nous dominer au point de défigurer notre pays qui n’est plus une nation ? que gagnons nous à nous entredéchirer ? Quel avenir donnons-nous à nos enfants ?
Le même hymne national nous interpelle comme suit :
« Chers Ivoiriens le pays nous appelle.
Si nous avons dans la paix, ramené la liberté,
Notre devoir sera d’être un modèle,
De l’espérance promise à l’humanité.
En forgeant unis dans la foi nouvelle, la patrie de la vraie fraternité. »
Chers frères et sœurs, la Côte-d’Ivoire s’est donné depuis sa création une mission envers « toute l’humanité ». Chacun a-t-il conscience que « notre devoir » est d’être « un modèle » ?
Le pays nous appelle, permettez-nous de demander à chacun de prendre conscience de cette responsabilité et de l’assumer pleinement.
Sortons des calculs égoïstes et politiciens pour l’intérêt national et l’avenir de nos enfants !
Sortons de la peur pour prendre notre destin en main !
La Côte-d’Ivoire a besoin de l’abnégation et de la contribution de chacun de nous pour guérir et accomplir sa mission divine.
Permettez-moi, enfin, de formuler en ce début d’année mes vœux de santé et de bonheur à chacun de nous.
Que Dieu en cette année 2018 nous apporte la paix véritable.
Et que Dieu Bénisse la Côte d'Ivoire !

Vive le FORSCI pour une société civile responsable !

Je vous remercie.

Fait à Abidjan, le 25 janvier 2018

Source : Ivoire conscience Révolution

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