LETTRE OUVERTE DE LEANDRE SAHIRI A MADAME DOMINIQUE OUATTARA NOUVIAN: " Parlez à votre mari, Monsieur Alassane Dramane Ouattara (ADO). Sommez-le de libérer immédiatement tous les prisonniers politiques pro-Gbagbo, à commencer par Simone Gbagbo, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé."

 
 

CE QUE JE PENSE 
[Une Chronique hebdomadaire de Léandre Sahiri pour analyser et commenter librement les sujets d’actualité, de chez nous ou d’ailleurs, et pour partager quelques idées avec vous].

LETTRE OUVERTE A MADAME DOMINIQUE OUATTARA NOUVIAN

Chère Madame,
Je vous remercie de recevoir cette lettre que je me permets de vous adresser, en espérant qu’elle parviendra dans vos mains et que vous prendrez le temps et la peine de la lire attentivement, patiemment, jusqu’au bout.

Chère Madame,
Je vais, ici, me permettre de vous parler franchement, du moins de dire quelques vérités pour contribuer à ce que le mal s’arrête de se propager, et le sang de couler chez nous.

Chère Madame, 
La sagesse populaire nous instruit qu'on peut être fort le matin, puis fort à midi. Mais, le soir, un plus fort que nous peut venir nous battre. C'est une des lois de la nature qui nous instruit que, voyez-vous, « NOBODY KNOWS TOMORROW », c’est-à-dire : nul ne sait ce que nous réserve l’avenir.

Chère Madame, 
Vous savez que votre époux, Monsieur Alassane Dramane Ouattara (ADO) est un être humain, comme vous, comme moi. Et donc, Alassane Dramane Ouattara n’est pas immortel, ni éternel ; et puis, Alassane Ouattara est vieux et pas bien-portant, nous le savons tous. Ce qui veut dire que, tôt ou tard, il va mourir et laisser le pouvoir. 
D’ailleurs même, il n’est pas exclu qu’il soit, d’ici là, renversé ou éjecté du pouvoir, comme ce fut le cas, dans l’histoire de l’humanité, de beaucoup d’autres chefs d’État, qui se croyaient tout puissants et qui, comme lui, se disaient « indéboulonnables ». Mobutu, Idi Amin Dada, Cheauchescu, Habib Bourguiba, Moussa Traoré, Bozizé, Blaise Compaoré et bien d’autres sont partis d’une manière ou d’une autre, et parfois d’une fin des plus atroces.
Donc, ce qui est sûr, c’est que, un jour ou l’autre, parce que la roue tourne, la roue de l’histoire tourne encore et toujours, vous et votre mari, vous ne serez plus au pouvoir.

Alors donc, Chère Madame, 
J’aimerais bien savoir s’il serait bon que, demain, l’on traite, vous-même Madame Dominique Ouattara Nouvian, vos enfants, vos petits-enfants et vos partisans, de la même manière que votre mari Alassane Dramane Ouattara (ADO) traite aujourd’hui Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Michel Gbagbo, Blé Goudé Charles, Dogbo Blé, Lida Kouassi et tous les partisans de Gbagbo ? 
J’aimerais bien savoir s’il serait bon que, demain, l’on garde en prison vous-même Madame Dominique Ouattara Nouvian et votre mari Alassane Dramane Ouattara, sur la base de prétextes fallacieux, soit sans procès, soit suite à des parodies ou simulacres de procès, sans aucun respect du droit à la Défense ?

Alors donc, Chère Madame, 
J’aimerais bien savoir si vous vous demandez quel sera votre sort demain, étant entendu que vous approuvez sans mot dire et sans pitié, et que vous applaudissez des deux mains, les tortures, les souffrances, les tueries que subissent, bêtement et inutilement, nos parents sur la terre de nos ancêtres et au vu de l’indifférence que vous affichez non sans arrogance ?

J’aimerais bien savoir si vous vous vous imaginez de quoi sera fait l'avenir pour vous-même, ainsi que pour vos enfants et vos petits-enfants ?

J’aimerais bien savoir si vous vous demandez si vous n’êtes pas en train d’être conduits, inexorablement, à l’abattoir ?

J’aimerais bien savoir si vous pensez, dès maintenant, à l'après-ADO ?...

Chère Madame, 
Je vous dis tout ça pour vous rappeler que, toujours, mieux vaut prévenir, parce qu’il est parfois difficile, voire impossible de guérir. Parce qu’il ne faudrait pas que, demain, vous disiez : « Je ne savais pas qu’il en serait ainsi ! … ». Non !

Chère Madame, 
Je vous dis : pour ne pas avoir à le regretter demain, c’est dès maintenant, à partir d'aujourd'hui, que vous devez penser à l'après-ADO, en vérité.

Parlez à votre mari, Monsieur Alassane Dramane Ouattara (ADO). Sommez-le de libérer immédiatement tous les prisonniers politiques pro-Gbagbo, à commencer par Simone Gbagbo, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Rien ne justifie leur détention chez nous ou à La Haye ; car, vous savez et êtes convaincue vous-même que les criminels qui ont permis à votre mari de prendre le pouvoir en Côte d’Ivoire, sans en réalité avoir gagné l’élection présidentielle de 2010, sont en liberté et promus, au mépris du bon sens et de la décence. Personne n’est dupe dans le pays, ni hors du pays.

Chère Madame, 
Parlez à votre mari, Monsieur Alassane Dramane Ouattara (ADO). Exigez-lui de tout faire pour que tous les Ivoiriens qui ont été contraints à l’exil reviennent au pays auprès des leurs, sans condition et dans les plus brefs délais, de la même manière que Laurent Gbagbo avait offert l’opportunité à un certain Alassane Dramane Ouattara (ADO) et à un certain Henri Konan Bédié de mettre fin à leur exil, de revenir tranquillement au pays et de jouir de leurs droits, de tous leurs droits, y compris leur éligibilité, leurs droits à leurs retraites et autres prérogatives.

Chère Madame, 
Dites à votre mari Alassane Dramane Ouattara (ADO) de tout simplement rendre le bien pour le bien que Laurent Gbagbo lui a fait. C’est tout.

Chère Madame, 
Votre époux Alassane Dramane Ouattara (ADO) et vous-même, pensez un tant soit peu aux Ivoiriens qui vous ont accueillis, et bien accueillis, sur leur sol et vous ont tout et tout donné, parce que nous vous avons considérés comme des êtres humains. Montrez-nous que vous avez un peu de gratitude ou de reconnaissance et d’éducation quand même.
Pensez aux parents que vous êtes et à vos parents qui vous ont mis au monde et qui vous ont élevés.

Chère Madame, 
Je le répète, Soro Guillaume et Alassane Dramane Ouattara (ADO) et leurs « suiveurs », ne sont pas immortels, ni éternels. Donc les choses peuvent changer, du jour au lendemain, pour tout le monde. Et, croyez-moi, les choses vont changer, tôt ou tard, chez nous. Parce qu’il n’est pas de jour qui n’en vienne jamais à la nuit, ni de nuit sans qu’il fasse jamais jour. C’est une autre loi de la nature. Est-ce que ça vous plairait que ceux qui seront au pouvoir demain aient le même comportement que votre mari et vous traitent pareillement ? Si oui, continuez ainsi. Si non, dites à votre mari Alassane Dramane Ouattara (ADO) d’arrêter ce qu’il en train de faire à nos parents.

Chère Madame, 
Vous savez, il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, lorsqu’on lui parle. Celui-là court à sa perte.
Alors, je vous dis : libérez les prisonniers, arrêtez de faire du mal aux Ivoiriens qui, au nom de l’hospitalité, vous ont permis d’être ce que votre mari et vous-même êtes aujourd’hui ; car, demain ou après-demain, ça peut se retourner contre vous. 
Pensez à demain. Je vous aurai prévenue. Et, une personne avertie en vaut deux !... De grâce, quittez les voies qui vous mènent tout droit dans l’impasse.
Sans rancœur et sans rancune.

Bien cordialement à vous madame.

Léandre Sahiri
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