COTE DIVOIRE : FACE A L'IMPOSTURE DES FESCISTES SOROISTES, ZADI SIMPLICE DENONCE LES ABUS INACCEPTABLES DE AHIPEAUD, DJUE EUGENE, SORO GUILLAUME ET CONSORTS

NOTRE PARENT ZADI SIMPLICE DENONCE / Publie le 5 avril 2018 a 9h 32

 
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ANCIEN FESCISTES POUR SORO:
ZADI SIMPLICE, (ANCIEN DE LA FESCI) FAIT DE GRANDES RÉVÉLATIONS:

Depuis la mi-mars le quotidien des Ivoiriens s'est emparé, comme une frénésie, d'un débat que suscite l'apparition que d'aucuns pourraient qualifier de brusque et soudaine de certains de nos anciens camarades de l'université en général et en particulier de la FESCI aux côtés de Soro Guillaume, chef historique du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), mouvement rebelle armé qui a endeuillé la Côte d'ivoire de 2002 à 2007. Après avoir écouté, observé, j'ai décidé aujourd'hui de dire ma part de vérité dans ce débat qui nous concerne tous car faisant partie de notre histoire commune. Si je ne parle pas aussi, mon attitude créerait une confusion dans l'esprit de beaucoup d'entre nous parce j'aurais sacrifié à l'adage qui dit "qui ne dit rien consent". Non seulement ça, il est important dans cette importante phase de notre histoire que chacun assume haut, fort, publiquement et de façon audible sa position.

I- ANCIEN DE LA FESCI J'AI ETE, CE QUE JE SAIS

Lorsque nous arrivions à l'université, pour certains juste au milieu des années 80 et pour d'autres vers la fin des années 80, nous fûmes confrontés à des problèmes réels liés à notre condition de vie en tant qu'étudiants. Cette période qui marquait drastiquement l'accentuation d'une conjoncture économique débutée en 1980, avait été celle où le gouvernement PDCI-RDA d'alors avait décidé de réduire ou supprimer les avantages sociaux des étudiants: étudiants orientés sans bourses(indiqués), insuffisance de chambres dans les cités universitaires, amphithéâtres et salles de cours surchargés du fait du nombre des étudiants qui s'était accru. En effet la seule université nationale de Côte d'ivoire qui avait été construite au début des années 60 pour quelques milliers d'étudiants, était dépassée et ne répondait plus aux normes requises ou adéquates pour une formation de qualité. C'est dans cette atmosphère de bombe à retardement que nous arrivions à l'université.

Mes années DUEL I et DUEL II ont coïncidé avec un bouleversement dans les relations internationales avec l'effondrement du mur de Berlin qui nous ouvrait un peu plus les yeux. C'est dans cette atmosphère déjà délétère et morose, où nous mettions un tant soit peu entre parenthèses nos débats enflammés de ASEC-AFRICA pour réfléchir sur notre avenir, que Houphouet Boigny et le PDCI-RDA, au dernier conseil national(tenu en septembre 1989) de l'existence du parti unique décidèrent de demander des efforts aux ivoiriens pour, ensemble, trouver une solution à la conjoncture qui était devenue une vraie crise économique à partir de 1988. Au cours de ce Conseil National le SYNARES et son Secrétaire Général, Etté Marcel VONT DEMANDER OUVERTEMENT À HOUPHOUET BOIGNY D'OUVRIR LE PAYS AU MULTIPARTISME ET À LA DEMOCRATIE. Ce que Houphouet refusa tout naturellement non sans lancer des piques à Etté Marcel et à Laurent Gbagbo. C'est à partir de ce moment qu'à l'Université, avec certains camarades, nous commencions à fréquenter certains cercles clandestins d'étude politique animés par des aînés dont ceux que nous avons côtoyés le plus furent KRA FELIX,du SYNESCI, ETTIEN AMOIKON, JEAN ETTE, KOUASSI OUSSOU... du SYNARES pour parfaire notre formation ou initiation politique et syndicale... Au début de février 1990, la tension sociale était lourde lorsqu'en plein examen partiel, une coupure d'électricité dans les deux cités universitaires de Yopougon devint l'alibi de notre mise en grève.

la grève timide dès le départ, allait connaître une ampleur lorsque le gouvernement fit occuper le campus de Cocody par l'armée. Feu Balla kéita, alors ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique nous demanda de reprendre les cours. Ce que nous refusâmes sous prétexte que notre lieu de travail et d'étude était occupé par l'armée. Le SYNARES nous emboîta le pas et dans une déclaration, demanda au gouvernement de respecter les franchises universitaires.... En mars 1990, le gouvernement, par la voix du ministre Koumoé Koffi, proposa un plan dit Plan Koumoé Koffi demandant aux travailleurs de Côte d'ivoire d'accepter une réduction de salaires...Tout le front social s'embrasa et nous profitions de la situation pour contaminer les lycées, collèges et écoles primaires de notre effet grève. Houphouet débordé décréta l'année blanche en début avril 1990...Les organisations clandestines estudiantines CESCOCI, UNEECI...profitèrent pour se retrouver le 21 avril 1990 à la cathédrale Sainte Famille de la Riviera III pour jeter sur les fonds baptismaux la Fédération Estudiantine et Scolaire(FESCI) dont le camarade Koné jacques fut désigné comme Secrétaire Général. Mais le lendemain, le camarade Koné dont le frère aîné était Sous préfet va prendre le large abandonnant ses charges...C'est ainsi que le comité de pilotage désigna le camarade Ahipeaud Martial comme Secrétaire Général et celui ci forma le premier Bureau exécutif national...

J'ai appartenu à la haute direction de la FESCI de 90 à 93 en tant que Secrétaire Général Adjoint de La FLASH avec feu Koukougnon Assoa Jean Pierre comme Secrétaire Général. Logé à la cité universitaire de Port Bouet III, j'y étais aussi le Secrétaire à l'orgnaisation de la section...À notre actif, nous notons un apport du mouvement étudiant dans le changement du système éducatif ivoirien et l'amélioration des conditions de vie des étudiants et des élèves :

*suppression du MEECI en tant que mouvement unique des élèves et étudiants affiliés au PDCI-RDA ;
* suppression du probatoire qui était un goulot d'étranglement en 1990;
* instauration du "Ndaya", une aide financière à tous les étudiants de l'Université dès la deuxième année d'étude en 1991;
* maintien de l'immunité académique à partir de la licence en 1992;
* maintien des restaurants universitaires en 1992 que Ouattara voulait supprimer ;
* imposition de la carte de bus de 3000 f au gouvernement Ouattara et à la Sotra en contrepartie de la suppression des cars d'étudiants et des bus spéciaux en 1992;
* respect des franchises universitaires par le gouvernement Ouattara à partir de 1991 avec pour conséquence la liberté pour les étudiants de se syndiquer...

Ceci pour dire que dès le départ nous avions un projet celui de participer à l'avènement de la démocratie en Côte d'Ivoire, rendre l'école ivoirienne démocratique. D'ailleurs le slogan de la FESCI était :"IL NE PEUT Y AVOIR D’ÉCOLE NOUVELLE SANS VÉRITABLE DÉMOCRATIE". En cela nous avons insisté et obtenu avec l'aide de l'opposition deux autres universités à la fin de 1991: les universités de Bouaké et d'Abobo-Adjame.

En conclusion de cette partie, la FESCI dont j'ai été un acteur majeur à mes années d'études à l'Université (elle est née en 1990 lorsque j'étais en deuxième année d'université) jusqu'à ce que je quitte l'Université en 1993 après la maîtrise en Histoire, a certes eu des méthodes de revendications qu'on a pu décrier, mais elle a joué son rôle selon ses statuts et textes dont elle s'est dotée dès sa création. A partir de 1993 au moment où je quittais l'université et la FESCI, elle était déjà divisée.

En effet les camarades de Yopougon avec pour chef de fil Guillet Mampo Gérard, premier SGA du BEN d'Ahipeaud accusaient le camarade Martial de déviation. L'ex SG du SYNARES, le Professeur Etté Marcel s'est impliqué pour ramener la paix. Aussi faut il noter que quand bien même pour respecter nos textes, nous pouvions être militants de partis politiques sans toutefois accepter d'assumer de fonctions. C'est ainsi qu'il y avait parmi nous des militants du Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo, du PPS de Bamba Moriféré, du PIT de Francis Vodié...Il y avait aussi des militants de Amnesty International section Côte d'ivoire...

Lorsque nous étions à la FESCI, nous n'avons signé aucun accord pour dire que tous, nous devions appartenir au même parti ou devons avoir les mêmes convictions. Ainsi à la fin de 1993, beaucoup parmi nous dont les parents pouvaient assurer le billet d'avion et bénéficiant de faveurs de non visa sont partis en Europe. Quand nous autres intégrions la fonction publique, l'enseignement pour continuer la lutte...

II-ANCIEN DE LA FESCI J'AI ETE, CE QUE JE PENSE

Lorsque j'apporte ces précisions, c'est pour rappeler à toutes fins utiles, que l'acte que certains anciens camarades ont posé en allant s'afficher au domicile de Soro Guillaume en tant que anciens de la FESCI, plus qu'une cause commune, est guidé par d'autres motivations. Parce que ce n'est pas parce qu'on a appartenu ou dirigé aussi la FESCI qu'on doit se donner l'obligation morale de soutenir SORO GUILLAUME, le chef du MPCI qui n'a pas encore soldé ses actifs de la rébellion avec la Côte d'ivoire et son peuple.

En effet après la FESCI, chacun est parti milité dans le parti politique de son choix. Ou a mené la vie qu'il voulait. Cependant, à partir de 2000, après le Coup d'Etat militaire qui a porté le Général Guei Robert au pouvoir, nous, certains anciens camarades, à l'appel de Blé Guirao, nous sommes réunis en février de cette année à la mairie d'Adjamé pour créer le MAFES (Mouvement des Anciens de la FESCI). Ce mouvement n'avait même pas encore pris ses marques lorsque Blé Guirao, par roubladise et imposture l'a amené dans les mains du général président lui disant qu'il était soutenu par les anciens de la FESCI.

C'est ainsi qu'ayant apperçu la supercherie, nous nous sommes désolidarisés et le MAFES est mort de sa belle mort...En 2007, sous l'initiative du camarade Lobli Armand, nous nous sommes encore retrouvés à l'Hôtel communal de Cocody pour avait il dit rassembler les anciens de la FESCI...L'AMAFES, l'Amicale des Anciens de la Fesci de Lobli Armand n'est même pas sortie de la salle de réunion qu'elle était morte. Parce que les clivages entre nous étant tellement marqués et importants qu'il nous était difficile de porter un projet commun au niveau des anciens de la FESCI.

Pourquoi tous ces échecs de rassemblement? Parce que la FESCI est une organisation estudiantine et scolaire qu'il ne faut pas transformer en une secte franc-maçonnique dans laquelle un pacte nous lierait au nom de notre appartenance commune à ce mouvement... Sinon si des retrouvailles doivent se faire pour parler de la naissance de la FESCI et de ce qu'elle a apporté dans le processus de démocratisation de la Côte d'Ivoire, ce n'est pas autour de Soro Guillaume que cela devrait se faire. Il fut certes Secrétaire Général de la FESCI (95-98) mais il n'a aucune légitimité historique pour réunir et rassembler des anciens de la FESCI.

Et Ahipeaud Martial, pourquoi ne l'a t il pas fait autour de son parti ULD pour enfin jouer le rôle historique qu'il aurait dû jouer depuis le début pour notre génération? On aurait pu, volontiers, l'accompagner parce que nous avons été contemporains et nous nous connaissons bien en tant que amis.

Pour finir, c'est une imposture et un grossier mensonge de dire que "ce sont les anciens de la FESCI" qui sont avec Soro Guillaume. C'est archi faux. Et puis si nous devrions avoir un leader pour notre génération, ce n'est pas en tout cas Soro Guillaume qui ne sait même pas comment la FESCI est née et de par sa posture de rebelle qui a sur ses mains le sang d'innocentes personnes, ne peut être fréquentable. Il faut donc se garder de transformer la FESCI en une secte où chacun y ayant été membre serait soumis à un pacte par lequel on se jurerait fidélité quelque soit ce qui se serait passé. Pour terminer chacun est libre de ses choix car lorsque nous étions à la FESCI, chacun avait son leader politique. C'est ainsi que nous autres qui croyions aux idéaux du FPI, nous avons jugé utile d'aller militer au FPI où nous demeurons quelque soit ce qui est. Ceux qui peuvent se dire comme ayant été trahis, sont ceux qui ont mangé hier chez Laurent Gbagbo...et qui lui ont tourné le dos parce qu'ils voudraient se réaliser personnellement avant qu'ils ne quittent ce monde ici bas.

Les esprits faibles pourront encore me rétorquer que Laurent Gbagbo a fait de Soro Guillaume son premier ministre, donc un collaborateur. Je dis encore non, c'est un raccourcis de l'histoire. Soro Guillaume, a été premier ministre de 2007 à fin 2010 sous la présidence de Laurent Gbagbo dans le cadre stricto sensu des Accords Politiques de Paix de Ouagadougou qui devraient ramener la paix et la réconciliation en Cote d'ivoire. Il a refusé de désarmer sa rébellion et s'est retrouvé aux côtés de Ouattara Alassane (dont il a été toujours le filleul) et la France pour ordonner la guerre dans la crise dite post électorale en début 2011 au moment où Laurent Gbagbo voulait la fin de la crise par la négociation.

Pour toutes les raisons évoquées, Soro Guillaume ne peut être un leader reconnu par moi. Et tous ceux qui s'afficheront désormais avec lui pour lui trouver une virginité politique en lui polissant l'image seront combattus et traités au même titre que lui.

ZADI SIMPLICE

SG A DE LA FESCI, Setion FLASH, 1991-1993
SGO FESCI, PORT BOUET III, 1991-1993

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