CPI CONTRE GBAGBO :Le SACP (le Parti Communiste Sud-africain) demande la libération immédiate de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo qui est illégalement détenu par la Cour Pénale Internationale (CPI)

LE PRESIDENT GBAGBO A VAINCU LA CPI .LIBEREZ LES OTAGES

  

(Versions en francais et en anglais)

 

Le Parti communiste sud-africain note avec inquiétude le procès en cours de l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo devant la Cour Pénale Internationale (CPI). Le procès révèle des incohérences qui méritent une attention particulière. Premièrement, le président Laurent Gbagbo est en détention depuis le 30 novembre 2011 contre tout bon sens. Deuxièmement, la mise en liberté provisoire lui a été refusée 13 fois, alors même que sa culpabilité reste toujours à prouver.

Cette atteinte flagrante à la justice ne peut qu'aboutir à la conclusion que le procès est une farce. Les révélations de Médiapart, un journal d'investigation français, ont mis en lumière les agissements de certains hauts responsables de la diplomatie française, notamment ceux qui avaient déjà servi à la CPI en tant que collègues du procureur et d'autres qui y travaillent même encore dans le cadre de ce procès. La France a été impliquée dans la procédure à tous les niveaux: le renvoi du dossier à la CPI, la demande d'enquête, la décision d'ouvrir une enquête et le transfèrement du Président Laurent Gbagbo.

Mais la France n'a pas seulement aidé à l'incarcération du président Laurent Gbagbo. Trois semaines après l'audience de confirmation des charges (du 19 au 28 février 2013), et avant même que l'équipe de la défense du président Gbagbo puisse présenter ses observations écrites (le 28 mars 2013), Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères, s'est précipité à La Haye le 21 mars 2013 sûrement informé de la faiblesse de la preuve de l'accusation. François Mattei a écrit: «Après l'audience de confirmation des charges, Laurent Fabius s'est rendu sur place pour discuter de l'évolution de l'affaire. Selon nos sources, au cours des derniers jours précédant le verdict des juges, le cabinet du ministre était agité et

 

 

avait tenté de savoir quelle décision pourrait être prise »dans (Pour la vérité et la justice, p. 289). Le résultat de cette action diplomatique est maintenant connu.

Face à un manque flagrant de preuves, au lieu de prendre la décision de débouter l’accusation et de libérer le président Laurent Gbagbo, la CPI a donc opté pour un ajournement tout en demandant au procureur de fournir des preuves supplémentaires. La CPI n'a donc pas fait preuve de neutralité, d'équité et d'objectivité.

Les révélations de Médiapart nous apprennent que le président Laurent Gbagbo a été emprisonné pour des raisons autres que la commission d'actes criminels. Les interventions et les témoins plutôt à décharge produits par le procureur, ainsi que l'ingérence évidente du gouvernement français et le parti pris dans la procédure, sont tous révélateurs d'une manipulation flagrante d'un système pour des raisons plutôt politiques. C'est pour ces raisons que le SACP demande la libération immédiate de l'ancien président Laurent Gbagbo et de son ministre Blé Goudé.

Signé et publié par

Le Parti Communiste Sud-africain (SACP)

Johannesburg

Afrique du Sud

 

 

English version

South African Communist Party

17 November 2018

 

SACP calls for the immediate release of the Ivorian former President Laurent Gbagbo who is illegally detained by the International Criminal Court (ICC)

 

The South African Communist Party notes with concern the unfolding trial of former Ivorian President Laurent Gbagbo, which is currently in progress at the International Criminal Court (ICC). The trial exposes some incongruities that warrant attention. Firstly, President Laurent Gbagbo has been held in detention since 30 November 2011 against all common sense. Secondly, provisional release was denied 13 times, even though his guilt remains to be proven.

This blatant undermining of justice cannot help but result in a conclusion that the trial is a farce. The revelations by Médiapart, a French online investigative newspaper, have brought to light the actions of certain high officials of French diplomacy, especially those who had already served at the ICC as colleagues of its prosecutor and others who even still work there in the trial process. France was found to have been involved in the procedure at all stages: the referral to the ICC, the request for investigation, the decision to open an investigation and the transfer of President Laurent Gbagbo.

But, France did not just help in the incarceration of President Laurent Gbagbo. Three weeks after the confirmation of charges hearing (19 - 28 February 2013), and even before the defense team of President Gbagbo could make written submissions (28 March 2013), Laurent Fabius, then Minister of Foreign Affairs, rushed to The Hague, on 21 March 2013 surely informed of the weakness of the prosecution's case. François Mattei wrote that “Laurent Fabius went there after the confirmation hearing to discuss with the ambassador ... the progress of the case. According to our sources, the last days before the judges gave their verdict, the minister's cabinet was agitated and tried to know what the decision could be” in ( Pour la verité et la justice, p.289). The result of this diplomatic action is now known.

Faced with a clear lack of evidence, instead of taking a decision to reverse the charges and consequently release President Laurent Gbagbo, the ICC opted for an adjournment, while asking the prosecutor to provide additional evidence. The ICC failed to demonstrate neutrality, fairness and objectivity.

The revelations of Médiapart inform us that President Laurent Gbagbo was imprisoned for reasons other than the commission of crimes. The interventions and the rather exculpatory witnesses produced by the prosecutor, as well as the evident interference of the French government and the bias in the proceedings, are all indicative of blatant manipulation of a system for political rather than just reasons. It is for these reasons that the SACP demands the immediate release of the former President Laurent Gbagbo and his Minister Blé Goudé.

Signed and published

By the SACP

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#SACP

#FREEDOMFORGBAGBO